Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese

Film librement inspiré de la vie de Jordan Belfort, ancien courtier de Wall Street, devenue star du coaching. A l’âge de 22 ans, Jordan (Leo DiCaprio) débute sa carrière de courtier en pensant qu’il est de son devoir de faire gagner de l’argent à ses clients. Dès son arrivée, il est pris sous l’aile protecteur de son patron, Mark Hanna (Matthew McConaughey), qui lui explique qu’il est là pour faire de l’argent, qu’il doit pousser les clients à investir afin de toucher les commissions, sans se préoccuper de la rentabilité immédiate ou future de l’investissement. De plus, il doit dépenser son argent, en drogue, en belles voitures ou en femmes. Bref, gagner vite, dépenser vite et vivre vite, tel est le crédo de Wall Street.

Le ton du film est donné dès le début. Après un encart publicitaire vantant les mérites de l’entreprise Belfort, spécialisée dans le courtage, une scène nous montre les employés de ladite entreprise occupés à jeter des nains sur une cible. La suite n’est qu’une « longue » tirade d’excès en tout genre (drogue, alcool, fille), entrecoupée de scènes de couple (Mme Belfort n’est pas toujours comblée), d’une vague enquête du FBI (dont on a bien du mal à comprendre les motivations) et de tentatives de transfert d’argent en Suisse (qui nous apparait bien plus compliqués qu’en réalité).

Leonardo DiCaprio qui joue Jordan est tout en excès, mais on ne peut pas dire qu’il choque dans un film qui de toute façon exagère tout. Il est clair que l’ambition du film n’est pas de nous montrer les mécanismes de la bourse, à plusieurs reprises le personnage de Jordan s’adresse au spectateur pour lui expliquer quelque chose, mais se ravise en disant « tout le monde s’en fout ». Le film peut donc être pris comme une comédie lourdingue (quelques scènes sont d’ailleurs drôles tant elles frisent avec le burlesque) qui, en tant que telle, n’est vraiment pas ennuyante, malgré sa longueur. Par contre, quel était le le projet de Scorsese ? Nous expliquer le capitalisme est une pulsion mortifère d’engloutissement sans fond, à l’image de la drogue et du sexe ? Nous dire que la finance est le lieu de tous les vices ? On a l’impression d’un film qui date d’il y a 25 ans. Bon, cela dit à l’image de son personnage, de la vacuité du film tout entier, on s’en fout, en fait.

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