Rhodes, une île grecque aux portes de l’Orient au musée du Louvre

Petite exposition au musée du Louvre sur l’île de Rhodes qui ne doit pas comporter plus de quatre salles. L’exposition s’ouvre sur deux salles consacrées aux fouilles archéologiques menées à Rhodes, depuis les premières fouilles anglo-françaises jusqu’aux fouilles grecques, en passant par les fouilles danoises et italiennes. Lors des premières fouilles (1859), menées par Salzmann et Biliotti, les chercheurs pensent avoir trouvé les vestiges d’une culture orientalisante qu’ils assimilent à l’art phénicien encore peu connu à l’époque. En fait, ils ont trouvé entre autre des trésors de l’art mycénien, à une époque où Mycène n’a pas encore été fouillée. Ces fouilles étant financées par le British Museum, nombreux trésors et documents de travail sont conservés à Londres. Le visiteur peut néanmoins admirer quelques pièces magnifiques comme une plaquette en électrum décorée d’une Maîtresse des animaux (objet qui aurait inspiré Flaubert lors de la rédaction de Salammbô).

Plaquette en électrum, alliage d’or et d’argent – VIIe siècle av. J.-C. La maitresse des animaux

Avec les fouilles danoises de Vroulia, située à la pointe sud de l’île (1902-1914), l’archéologie semble entrer dans une ère plus scientifique (publication et fouille systématique pour mettre au jour les habitats et/ou les lieux de cultes).  Les archéologues découvrent un sanctuaire et resituent l’île de Rhodes dans un plus vaste complexe maritime entre l’Orient et l’Occident. L’occupation italienne de l’île (1912-1945) entraine de nouvelles fouilles (ce qui permet la découverte de deux Kouros), la construction d’un musée et les premiers programmes de restauration (entachée par l’idéologie dominante alors, le fascisme). La partie de l’exposition consacrée aux fouilles se clôt sur les fouilles grecques depuis l’après-guerre jusqu’à nos jours avec la présentation de trois tombes.

La suite de l’exposition se focalise sur Rhodes comme terres d’échange. Pour preuve, les commissaires de l’exposition ont souhaité présenter dans une même vitrine des objets de provenance divers découverts à Rhodes. Se côtoient alors au sein de cet ensemble l’art chypriote, phénicien, égyptien, italien, grec, syrien. Les importations sont donc nombreuses sur l’île et influence l’art local comme la faïence, l’orfèvrerie.

La première partie de cette exposition sur les fouilles est la plus réussie puisqu’elle montre à la fois la découverte de ces lieux et les tâtonnements de l’archéologie. Le reste de l’expo est plus commun et l’accumulation de vitrines remplies de vases, d’objets en verre ou en faïence lasse rapidement.

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