Mordecai de David Koepp

L’Honorable Charles Strafford Van Cleef Mortdecai (Johnny Depp) – Charlie Mortdecai pour les intimes – est un historien, collectionneur et receleur d’art. Confronté à des difficultés financières, comme tout aristocrate oisif, il doit accepter une mission pour le compte du Mi5, dirigé par Martland (Ewan McGregor) un ami de son épouse, la délicieuse Johanna (Gwyneth Paltrow) : retrouver un Goya dérobé alors qu’il était en Grande-Bretagne pour restauration. Mais derrière ce Goya se cache la piste menant à un secret remontant à la Seconde Guerre mondiale. Accompagné de son fidèle valet, homme à tout faire et homme de main, Jock (Paul Bettany), Mortdecai se lance donc à la recherche du Goya convoité. Espionnage, art, mafia russe, collectionneurs mégalomaniaques, gentlemen‘s clubs enfumés et femmes fatales vont donc se mêler dans un ton burlesque et so British !

La Britishness est à la mode. Et les films se multiplient qui l’exaltent, la remettant au goût du jour, souvent sur le mode comique (histoire de montrer que non, les aristos brits ne se prennent pas autant au sérieux que l’on imagine). Les adaptations de Sherlock Holmes ne se comptent plus, et de très nombreux films ont pris Londres comme décor ces derniers temps, surtout lorsqu’il s’agit de détruire la capitale de l’ancien empire (28 Jours plus tard était l’un des premiers). Un des derniers exemples en date est Mordecai.

Les critiques ont massacré le film, le jugeant peu drôle et stupide, trouvant que Depp faisait son Depp et minaudait. Alors oui, mais, lorsque Depp minaude en faisant l’aristo brit arrogant et stupide en même temps, pour ma part, je trouve cela très drôle. Mortdecai est un film qui, comme nom l’indique, ne tient que sur un personnage, et ce personnage est suffisamment incompétent, stupide, insupportable et attachant pour qu’on puisse y prendre du plaisir. Les multiples excentricités qu’il donne à son personnage sont l’ingrédient humoristique le plus drôle (ce qui n’est pas du tout nouveau chez Depp depuis Jack Sparrow, d’où sans doute la lassitude des critiques, mais ici elles marchent). Le reste du casting s’amuse également à surjouer la Britishness (et venant d’une Galloise et d’un Ecossais, c’est assez réjouissant tout de même).

Bon, une fois dit cela, il faut le reconnaître : le film s’étire en longueur, et s’il lorgne très fortement sur l’esprit Monty Python, il n’atteint jamais ce niveau. Il n’empêche, j’avoue (comme disent les djeuns) : j’ai eu un fou-rire face un gag qui a lieu pendant la fête donnée chez le milliardaire américain (Jeff Goldblum, mais, déjà, un film avec Jeff Goldblum en milliardaire ne peut pas être tout à fait raté).

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