Black Mirror (saison 2) de Charlie Brooker

Trois nouveaux épisodes dans cette deuxième « saison » de Black Mirror. Le principe est toujours le même : trois réalisateurs, trois histoires qui interrogent notre rapport aux médias et au numérique. Le premier épisode décrit le quotidien d’une femme veuve, qui décide de recourir à l’achat d’un robot à l’image de son défunt compagnon pour traverser l’épreuve du deuil. Le second épisode se présente comme un survival zombie classique, à ceci près que l’héroïne ne semble pas comprendre où elle est ni qui elle est, ce qui ne l’empêche pas de courir pour échapper à ses poursuivants. Enfin le dernier épisode s’intéresse à la politique et à ses relations avec les médias, à travers la confrontation entre un animal virtuel et un poids lourd des Tories qui se présente aux élections législatives partielles dans une circonscription gagnée d’avance… sans compter ce chien-ours bleu virtuel. 

Encore une fois, cette série me pose problème. Je la trouve intéressante et attrayante dans sa forme visuelle, par contre, hormis le dernier épisode de la saison 1, je trouve que même si les thèmes abordés sont contemporains (le virtuel, la télé-réalité, etc.), leur traitement est daté. Rien de nouveau sur les relations entre humains et robots dans l’épisode 1 de cette deuxième saison. Qu’on se souvienne de A.I (pourtant bourré de défauts), de Never Let me Go (plus centré sur les clones, mais qui posait une question similaire sur les sentiments), de Her (sur les relations virtuelles qui va beaucoup plus loin que cet épisode), ou même de Rachel dans Blade Runner et on retrouve les mêmes questionnements sur le couple à l’heure du robotique ou du numérique, sans vrai apport original.

Le deuxième épisode m’a fait pensé à Orange Mecanique de Stanley Kubrick (sur l’utilisation de la violence visuelle pour contrer la violence physique, même si ici l’expérience de la violence prend un caractère réel), et aux films actuels (type Hunger Games ou Battle Royale) qui surfent sur l’idée d’un divertissement qui jouent sur le réel des affrontements entre les candidats.

Enfin, l’élection de Waldo, animal virtuel qui vient troubler l’élection d’un MP, m’a rappelé la candidature de Coluche à son époque ou celle plus récente du trublion italien. Ces faits ne sont pas nouveaux, ne sont probablement pas nés avec le numérique et ce qu’en dit l’épisode n’éclaire pas mieux ce phénomène.

Au final, une série qui reprend des idées plutôt datées mais qui les enrobe dans un visuel moderne ou comment faire du neuf avec du vieux.

Talk-show, débat politique ou divertissement pur ? Waldo vient insulter les politiques en direct, et le public en redemande.

 

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