The Counselor de Ridley Scott

… d’après un scénario de Cormac McCarthy, ça fait envie quand même. Une histoire classique, voire trop classique, d’un deal entre un jeune loup américain assoiffé d’argent, Michael Fassbender alias the Counselor, et un cartel de drogue au Mexique, représenté Reiner (Javier Bardem), un intermédiaire, et sa femme (?) Malkina (Cameron Diaz). Vient s’ajouter à cette équipe de choc, Brad Pitt qui participe au deal, tout en prévenant le Counselor des risques qu’il encourt lui et ses proches (proches se résumant à la seule présence de Laura, jouée par Penélope Cruz). Et comme on s’y attend le deal tourne mal et tout finit dans un bain de sang.

J’ai vu Ridley Scott plus inspiré côté mise en scène. Et j’ai vu McCarthy beaucoup plus inspiré côté scénario. Le film alterne des scènes très bavardes (et prétendument philosophiques), des scènes de sexe aussi improbables que ridicules et bien évidement des scènes de violences — on est au Mexique quand même.

Parmi les découvertes acquises grâce au visionnage de ce chef d’oeuvre d’intrigue, on peut citer l’expression « finger fuck me » dans la première scène du film entre Penélope Cruz et Fassbender ; le super pouvoir de Cameron Diaz capable de faire l’amour avec le pare-brise avant d’une voiture (une Ferrari jaune pour être plus précise), que Bardem doit nettoyer avec sa chaussette une fois la chose entendue ; la technique du fil tendu sur une route entre deux arbres et qui coupe très bien la tête du malheureux motard qui passait pas là ; l’autre technique, toute mexicaine celle-là, pour trancher une tête progressivement (prenez un fil, munissez-le d’un petit moteur, enroulez le tout autour de la tête de Brad Pitt et attendre que le fil se tende, les doigts tombent, puis la carotide est tranchée et enfin dans un déluge de sang, la tête tombe).

Que dire d’autre ? Que toute la supercherie dont est victime Fassbender est l’oeuvre de Cameron Diaz, mais que cette dernière dans le rôle d’une gangster qui se joue des cartels de la drogue au Mexique est aussi crédible qu’en Irlandaise fraîchement débarquée à New York. Est-ce à dire que la demoiselle joue mal, il n’y  a qu’un pas, que je franchis allègrement.

Pour ceux qui auraient du mal à visualiser la scène … et son ridicule

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