Avengers : the Age of Ultron de Joss Whedon

Après avoir sauvé New York (mais pas empêché sa destruction) et le monde de vilains extra-terrestres dont j’ai oublié le nom dans le précédent opus, la joyeuse équipe composée d’Iron Man (Robert Downey Jr), de Thor (Chris Hemsworth), de Captain America (Chris Evans), de Hulk (Mark Ruffalo), de Veuve noire (Scarlet Johansson) et de Hawkeye (Jeremy Renner) doit se rassembler à nouveau (sous la houlette du meilleur réalisateur américain de films de super-potes, Joss Whedon) pour affronter un péril encore plus grand : Skyn– euh non, la Matri– ah non, toujours pas, Ultron (voilà c’est ça !), une IA méchante parce qu’elle veut sauver le monde de son plus grand péril : l’humanité. Etonnant, non ?

Pouf, pouf. Alors quoi de neuf chez les super-héros Marvel ? Hé bien, en fait, je me suis trompé : on est ni dans Terminator ni dans Matrix, mais dans Star Wars ! Le film s’ouvre en effet sur une bataille dans la neige avec des tirs de blaster qui fusent de partout. La scène est illisible, les combats fouillis, et en plus ils se la jouent style on s’emmerde, c’est trop facile. Nous aussi, les gens.

Après commence donc l’intrigue proprement dite. Hydra, blablabla, quartier général sur Coruscant (pardon ? New York ? ah mais je croyais qu’elle était toute détruite ? ah oui non : on voit l’Empire State Building… donc je reprends : ) quartier général à New York où les buildings ont de la nanotechnologie qui leur permet de se reconstruire automatiquement en quelques mois/ années, avec vaisseaux à ailes qui se replient, et Robert Downey Jr qui enchainent les vannes plus ou moins bonnes, IA méchante, citation non assumée « humanité est le cancer de la planète », blablala, méchants russes, Tchétchénie (« Sokovie ») et nouveaux méchants tchétchènes, blablabla. Baston ! (En Afrique du Sud, parce que c’est juste à côté, et que c’est le côté exotique du film.)

Si toi aussi tu ne te souviens pas de la leçon de darwinisme de Tonton Smith, alors il est temps de faire un rappel.

Donc Ultron est une IA qui veut détruire le monde. Et à défaut de prendre le contrôle de tous les ordinateurs de la planète pour « activer les missiles » (le film est drôlement bien foutu : il prend même la peine de nous expliquer via d’autres scènes techno-blabla que, hé, hé, nan mais faut pas déc’ hein, on est pas dans Terminator), il cherche une météorite, parce qu’il se dit que les humains sont des dinosaures.

Et il a des nouveaux alliés : les Tchétchènes. L’un va vite et s’appelle Quicksilver ; l’autre fait des trucs chelous dans la tête et lance des boules de feu (oui, oui, c’est lié, ne sois pas sceptique comme ça) et s’appelle, je crois Red Witch.

Et donc : re-baston !

Bon, mais les deux nouveaux se rendent compte que Ultron est en fait vilain. Du coup, ils rejoignent les Avengers, et tous ensemble, tous ensemble décident d’aller lui mettre sa pile.

Et donc : re-re-grosse baston !

Et là il y a une mort tragique comme dans le premier opus et, comme précédemment, je ne me souviens déjà plus de qui, parce qu’en fait on s’en fout…

Re-re-re-baston ! Vaisseaux spatiaux ! Wouh-wouh !

Fin.

« Si tu refuses de rejoindre le côté obscur, alors péris Luke ! » Euh… mais on est dans quel film là en fait ?

Deux constats s’imposent : 1) à force de multiplier les films qui creusent le filon jusqu’à l’épuiser, les intrigues deviennent tellement inutilement complexes qu’elles ne laissent aucune place pour une véritable intrigue propre au film que l’on regarde. Du coup, c’est imbuvable. Aucune place non plus pour la psychologie des personnages : la love story entre Hulk et Black Widow est d’un niveau si abyssal que cela en devient dérangeant. Et alors le côté Scarlet qui calme Hulk, on veut bien comprendre, mais cela tourne au ridicule pseudo-sentimental puisque, comme dans le premier Avengers, Hulk nous fait une crise genre « je suis incontrôlable, tuez moi ! » et à la fin dirige parfaitement sa colère contre le méchant de service. 2), découlant du 1) on se fiche complètement de ce qui arrive aux différents personnages, seules les scènes d’action ont un quelconque intérêt (et les vannes de Robert Downey Jr), mais, dans les deux cas d’ailleurs, ça s’épuise vite, et l’ensemble devient rapidement ennuyeux.

Cela souligne a contrario ce qui faisait la force de Guardians of the Galaxy : inutile de connaître l’action de 36 films précédents pour y entrer pleinement et des personnages qui, s’ils n’étaient pas des parangons de psychologie, avaient leur identité, le tout avec beaucoup d’humour (et d’action bien filmée). Or, on apprend que le prochain Avengers se déclinera en deux films différents. Et la saga Marvel continue d’égrener ses films car le filon est toujours juteux. Mais que ça devient insipide. Le problème est inhérent aux comics de Marvel, je le sais bien, mais au cinéma, cela ne pardonne pas.

Seule scène qui émerge de ce grand rien : la scène de potes qui ont bien bu, disent des conneries, et se lancent dans le concours Excalibur. C’est marrant, c’est décalé, c’est référencé et en plus ça permet une jolie surprise ensuite quand le nouveau personnage, The Vision, apparait. On voit ici toute la patte de Whedon qui, exceptionnellement dans ce film, prend son temps, pose le rythme, et livre enfin une scène.

Et, enfin, reste la meilleure vanne d’Iron Man. Fais dodo, cola mon p’tit Hulk :

Go to sleep! Go to sleep! Go to sleep!

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s