Aquarius (saison 1) de John McNamara

1967. Emma, une jeune fille de la haute bourgeoisie américaine, s’enfuit de chez elle pour aller rejoindre son petit copain. Ensemble ils se dirigent vers l’une des très nombreuses boites de nuit de Los Angeles où ils pensent passer la soirée en amoureux. Mais la jeune fille est repérée par un homme qui parvient à l’attirer dans son cercle. Quelques jours plus tard, une mère affolée contacte le détective Sam Hodiak (David Duchovny) du LAPD, avec qui elle a eu une liaison. Son père, en campagne pour le candidat Nixon, demande que l’enquête reste non-officielle. Officieusement donc, Hodiak interroge le petit ami et découvre qu’Emma a quitté la boite de nuit avec un dénommé Charlie…

Une série bien alléchante : les années 60, le milieu des Hippies, Charles Manson et de sombres histoire de collusion entre les milieux politiques de Los Angeles et les réseaux de drogue et de prostitution. Le tout avec David Duchovny. Malheureusement, passé le 4e épisode (sur les 13 que comptent la saison 1), la narration s’empêtre dans des intrigues secondaires à n’en plus finir. A croire que le ou les scénaristes ont su vers cet épisode qu’ils bénéficiaient d’une seconde saison et qu’ils ont délibérément mis de côté leur intrigue principale, ont noyé le tout d’intrigues secondaires de manière à délayer l’ensemble. S’invitent donc dans cette intrigue suffisamment complexe autour de Charles Manson, les droits civiques, la guerre au Vietnam, les Black Panthers, toujours évoqués de façon lapidaire dans le cadre d’un épisode par ci par là.  La série finit par parler de tout et donc n’évoque rien, elle survole la période et finit par perdre son fil directeur.

Le personnage de Sam Hodiak est à peu près crédible, celui de son partenaire, Brian Shafe, absolument pas. On dirait un transfuge moderne dans cette époque des sixties. Quant à l’acteur qui interprète Charles Manson, il est parfois inquiétant mais jamais envoûtant, ce qui pose problème quand on sait que Manson était vu par ses disciples comme un véritable gourou.

A la moitié de la saison, l’intérêt pour les personnages et leur devenir disparaît peu à peu, le spectateur se retrouve devant une série policière lambda, avec la classique structure « un épisode, une enquête ». De temps en temps, on retrouve Charles Manson dans sa cabane au fond des bois, avec ses groupies, mais rien n’avance réellement. Comme si les scénaristes ne s’intéressent plus à leur propre récit. Très étrange.

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