The Lobster de Yorgos Lanthimos

Dans ce qui semble être notre époque contemporaine, les êtres humains se retrouvent le plus souvent seul, suite soit à un divorce, un décès, ou à moins qu’ils n’aient jamais rencontré l’âme sœur. Or, la société dans laquelle vivent ces hommes et ces femmes célibataires ne tolèrent pas les personnes seules. Pire : elles les pourchassent,  les considèrant comme des individus dangereux. Un centre d’aide, L’Hôtel,  a donc été créé pour venir en aide à ces personnes. Il rassemble tous les individus seuls, leur présente différents ateliers (danse notamment), leur fait subir quelques punitions éducatives, certaines particulièrement sadiques.

Les résidents ont un nombre de jours limité pour trouver, parmi les autres résidents, leur âme sœur. S’ils trouvent chaussure à leur pied, on les déplace dans une aile réservé aux nouveaux couples. Là, ils sont observés, guidés et parfois aidés dans leur apprentissage de la vie en couple. S’ils échouent, ils sont transformés en l’animal de leur choix. Ils peuvent gagner des jours supplémentaires s’ils parviennent à capturer dans la propriété du centre des êtres seuls.

David (Colin Farrel), qui vient de voir son frère transformé en chien, vient de faire son entrée à L’Hôtel. Il espère trouver l’âme sœur mais a déjà choisi son animal de transformation, le homard. 

Un objet non identifié. Le début du film est à la fois surprenant et plutôt passionnant tant il déborde d’idées diverses sur le couple, et comment la société façonne et impose sa marque sur sa formation et son évolution. A certain moment, le délire est complet, sorte de cauchemar kafkaïen chez Ubu : on commence à rire tout en se disant que derrière le propos sur le couple est assez juste et grave.

Puis arrive le moment où David s’enfuit de L’Hôtel pour échapper à la transformation et se retrouve dans les bois au milieu d’hommes et de femmes qui ont décidé de vivre leur célibat en dehors de la société. Cette fois, l’interdit est sur le couple, alors que David vient enfin de rencontrer l’âme sœur. Je trouve qu’à partir de ce moment, le film se répète, prend l’exact contre-point du début mais n’en fait pas plus avancer la réflexion sur le thème principal. Une impasse illustrée en partie par la fin du film qui laisse le spectateur plutôt désappointé quant à la signification de l’ensemble et l’avenir des deux personnages. Et pour être tout à fait honnête, la seconde partie du film se focalise moins sur Colin Farrell que sur Léa Seydoux, que je déteste cordialement (là encore elle fait sa beauté froide, elle est à claquer).

Mention spécial aux trois acteurs masculins du film, qui campent des personnages à l’opposé du glamour mais n’en gardent pas moins un certain charisme.

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