Nos dix meilleurs films de 2015

P1400271Ta-daaaa ! Le voici le voilà : le top ten cinéma des Boggans. Alors, comme chaque année, il est le résultat d’intenses débats et disputes qui, pour la paix des chaumières (et la guerre aux rois !), sont résolus en suivant un système de classement. Chacun d’entre nous fait son propre top ten, attribuant ainsi à chaque film un certain nombre de points (par ordre décroissant: le premier remporte dix points, et ainsi de suite) que l’on comptabilise pour arriver aux dix meilleurs films aux yeux des Boggans.

Rappelons que sont inclus dans ce classement tous les films que nous avons vus en 2015 (même s’ils datent d’avant) et que nous avons donc critiqués sur ce blog.

D’ailleurs, avant d’entrer dans le classement, le regard en arrière sur 2015 nous a montrés à quel point cette année fut bien plus pauvre en termes cinématographique que les années 2013 et 2014.

Alors c’est parti :

9e ex-aequo (4 points) : Inside Out de Pete Docter and Ronnie del Carmen, pour sa belle évocation de l’enfance et de la longue période de pertes qu’elle représente.

9e ex-aequo (4 points) : Magic Trip d’Alex Gibney et Allisson Ellwood pour ce bus peinturluré et cette quête psychédélique qui réinvente et remonte aux sources du mythe américain et nous explique comment une époque, les sixties, est née, et comment elle est morte aussitôt, dans la désillusion et le réveil âpre, enfantant la nôtre.

8e (5 points) : Tomorrowland de Brad Bird, pour être un film sur le pouvoir de croire, sur les rêves et sur le rétrofutur des années 1960.

6e ex-aequo (6 points) : The Two Faces of January de Hossein Amini, parce qu’un polar classique, bien fait, héritier de Hitchcock est un vrai plaisir.

6e ex-aequo (6 points) : The Man From U.N.C.L.E de Guy Ritichie : des espions classes, une espionne sexy très Audrey Hepburn, qui font preuve de répartie en pourchassant des criminels nazis dans la Rome des années 60 avec une bande-son qui souligne tout cela à merveille — ce film est un rêve.

5e (8 points) : L’image manquante de Rithy Panh, parce que ce film, probablement le plus personnel du réalisateur, continue d’explorer le traumatisme du génocide cambodgien avec une justesse et une vraie réflexion sur ce qu’est et ce que peut le cinéma.

2e ex-aequo (16 points) : Mommy de Xavier Dolan : un portrait dur, sensible, touchant, plein d’empathie pour des personnages à la dérive, qui nous montre ce qu’est « l’autre côté » par un réalisateur qui, là encore, réfléchit à son art.

2e ex-aequo (16 points) : A Most Violent Year de J. C. Chandor : du cinéma dans toute son expression visuelle. De la scène d’ouverture jusqu’à la scène finale ce tableau de New York à l’orée des eighties est une pure réussite de réalisation sur un scénario à la facture classique et subtile. Un vrai plaisir.

2e ex-aequo (16 points) : Inherent Vice de Paul Thomas Anderson. Le cinéma dans ce qu’il a de plus réjouissant : une histoire de détective privé-hippie, une fille mystérieuse et belle qui disparait, une enquête qui mène à une exploration des recoins sordides d’une époque et du zeitgeist d’un moment et d’un lieu, le LA du début des seventies.

1er (20 points) : Le Fils de Saul de Lazlo Nemes. Lorsque la vision de la Shoah change complètement par la force d’un film qui sait à la fois faire comprendre l’horreur et la re-présenter, alors on sait que l’on a affaire à un cinéma hors du commun.

Quelques remarques :

Une dominante semble claire de documentaires ou de films ancrés dans le réel, qui le réinventent, le montrent sous un nouveau jour, nous permet de mieux comprendre le monde.

L’autre dominante est celle de films d’époques, mais des époques proches, les sixties et les seventies notamment, quels que soient les genres (polar, film d’espion, thriller, documentaire, film d’aventures). Ici, il s’agit de deux tendances différentes : d’un côté, un cinéma qui nous rappelle qu’il fut un temps, on rêvait ; de l’autre, un cinéma qui sait nous montrer, justement, ce que fut une époque — et finalement ces deux tendances n’en font peut-être qu’une.

Enfin, si les quatre premiers font l’unanimité, en établissant ce classement, nous nous sommes rendus compte qu’ils écrasaient en quelque sorte le reste, signe que nous n’avons pas beaucoup hésité à les faire sortir du lot, signe, également, que peu de films de cette qualité nous ont été offerts cette année.

Le classement d’Owain Pwyll :

  1. Le Fils de Saul
  2. Mommy
  3. A Most Violent Year
  4. Inherent Vice
  5. The Two Faces of January
  6. L’image manquante
  7. Inside Out
  8. Le Sel de la Terre de Wim Wenders
  9. ’71 de Yann Demange
  10. Gare du Nord de Claire Simon.

Le classement de Mattboggan :

  1. Le Fils de Saul
  2. Inherent Vice
  3. A Most Violent Year
  4. Mommy
  5. The Man From U.N.C.L.E
  6. Tomorrowland
  7. Magic Trip
  8. L’image manquante
  9. The Ghosts of Amistad de Tony Buba,parce que ce documentaire piloté par Marcus Rediker pose la question avec justesse et humilité de ce que la mémoire peut apporter à l’histoire et des blancs de l’histoire, tout en revenant sur un épisode méconnu ou mal connu de cette révolte d’esclaves, la seule qui ait réussi, sans pour autant adopter le point de vue des blancs.
  10. ’71.

Hors-classé : Eau argenté, à propos duquel je reste ambivalent.

On souhaite une bonne année 2016 de cinéma !

 

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