Sherlock, Christmas Special: The Abominable Bride de Mark Gatiss et Steven Moffat

Depuis la précédente saison, les scénaristes de Sherlock s’amusent avec le personnage du détective au point de le faire parfois passer pour un bouffon. Vraisemblablement le prix à payer pour rendre ce personnage ultra-intelligent et peu social sympathique aux yeux du plus grand nombre. A l’occasion de la période Noël, comme il est de tradition à la télévision anglaise, les scénaristes s’offrent une bouffonnerie de plus, intitulé The Abominable Bride.

Dans cet épisode spécial, ils dérogent au principe même de la série jusqu’alors, puisqu’ils ont décidé de replonger Sherlock dans son époque (et non dans notre époque contemporaine comme habituellement). La question était de savoir si l’épisode serait complètement déconnecté du reste de la série ou si des liens seraient artificiellement ménagés entre les deux périodes. Partisane de la première solution, j’ai vite compris dès les premières images que les scénaristes avaient voulu à tout prix lier les deux Sherlock. Nous quittions donc Sherlock à bord d’un avion, condamné à l’exil mais rappelé immédiatement auprès de sa Majesté suite à la réapparition de Moriarty. Le voilà à présent plongé dans l’époque victorienne, en proie à une sombre histoire de fiancée fantomatique (et tueuse à ses heures perdues), derrière laquelle semble se mouvoir l’ennemi de toujours, celui qui devrait être mort : Moriarty bien sûr.

Les fantômes du passé nous guident dans le présent, et c’est sur cet adage que les scénaristes ont construit un épisode aussi inutile que déconcertant.

Déconcertant par sa mise en scène : l’intrusion du salon de Holmes sur le lieu du premier crime surdramatise des scènes déjà bien pesantes par le jeu des acteurs. Les effets de rotation entre certaines scènes sont, quant à eux, carrément ridicules puisque n’étant que des effets de manche qui n’apportent rien ni à la narration, ni à la compréhension.

Inutile parce que l’ensemble de l’épisode n’aura été qu’une parenthèse scénaristique dans l’esprit de Sherlock, parenthèse qui aurait pu se limiter à deux ou trois incrustation de textes sur le visage réfléchissant du détective, comme c’était le cas avant.

Quant au vague propos sur les suffragettes, il tombe comme une espèce de cheveu sur une soupe qui devient à la fois insipide et de plus en plus mauvais goût.

L’épisode sont donc être considéré comme une vaste blague, mais une blague qui finit par nuire à la crédibilité d’une série qui à force de jouer aussi puérilement avec ces personnages se noie dans le ridicule.

Au moins, elle a un gros gun.

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