Azimut, tome 3 : Les Anthropotames du Nihil de Wilfrid Lupano et Jean-Baptiste Andreae

Manie Ganza, après moultes péripéties (voir les tomes 1 et 2), est parvenue à ouvrir la banque de temps avec laquelle elle semble avoir conclu un accord, mais personne n’a été témoin de la transaction (ce qui peut poser problème à la lecture). Ce que l’on sait en revanche concerne quelques détails du contrat : Manie s’est offerte quelques siècles de jeunesse en plus sur le dos de l’humanité tout entière. Elle s’accuse à présent d’être une horrible personne, se rendant responsable des guerres qui viennent de se déclencher un peu partout dans l’univers d’Azimut. Le Major, accompagné du plus nordique des lapins et d’Eugène, le peintre maudit, aidé dans sa mission par la magnifique femme de sable, vont alors tenter de retrouver Manie pour empêcher la guerre…

Pendant ce temps, le Professeur accompagné du jeune garçon font la plus étrange des rencontres et notre navigateur préféré, à défaut d’avoir trouvé une terre inconnue, a débusqué un inquiétant personnage.

On attendait ce troisième tome avec beaucoup d’impatience et pour être tout à fait honnête, même si nous ne sommes pas déçus, nous devons reconnaitre quelques réserves sur la progression du scénario. L’épisode de Manie dans la banque du temps ayant été traité dans le hors-champ de la narration, on reste un peu sur notre faim, d’autant que cet axe narratif (la quête des crônes par Manie pour trouver la banque du temps et faire un marché avec elle) avait occupé une place centrale dans les précédents tomes. Cette quête se clôt d’une manière un peu brutale et sans véritable éclat.

Vient s’ajouter à ce sentiment d’inachevé, l’impression que pour nous guérir en quelque sort de la perte de cette quête primordiale, un axe nouveau se crée de manière un peu opportuniste : Eugène, qui jusque là ne dessinait que Manie, se met maintenant à dessiner un couple, les amant éternels. Même si l’idée n’est pas inintéressante, elle semble catapultée dans ce tome 3, comme pour masquer la résolution presque trop rapide de la première quête de Manie.

Néanmoins, malgré ces petites réserves sur la progression du scénario, c’est toujours un vrai plaisir de retrouver les personnages d’Azimut, le dessin est toujours aussi magnifique et l’histoire fourmille encore d’idées saugrenues, de clin d’œil et de pied de nez humoristiques. On attend plus qu’à être complétement sous le charme de ses amants éternels.

Point très important : la grande question que l’on se posait depuis le premier au sujet du roi barbare de la tribu anthropophage, Bââmon, trouve sa réponse. Et c’est oui (et il n’y a pas que lui…).

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