Light, time, legacy, Francis Towne’s watercolour of Rome au British Museum

Après un petit détour par l’exposition sur la Révolution Française, à l’University College of London, Revolution under a King, où j’ai pu admirer de très belles lithographies sur la Révolution dont celle ci-dessous qui m’a bien amusée, direction le British Museum pour une exposition sur le spécialiste des paysages et des aquarelles à la fin du XVIIIe, Francis Towne.

A l’occasion du deux-centième anniversaire de sa mort, le British Museum consacre une exposition à celui qui fut de son temps le paysagiste le plus célèbre d’Angleterre, mais qui tomba dans l’oubli tout au long du XIXe, un siècle davantage porté sur les peintures à l’huile jugées « moins timides et moins terne » que les aquarelles. Suite à la « redécouverte » du travail de Towne dans les années 1920, son travail a été ré-évalué par les historiens de l’art. Le but de cette exposition est donc clairement de remettre Towne dans la lumière et d’apporter la preuve de son importance. 

L’exposition se focalise sur les aquarelles réalisées par Towne lors de son voyage en Italie (1780-1781), à Rome notamment. Un voyage important dans sa carrière, qui s’inscrit dans une longue tradition de voyage artistique en Italie pour aller notamment admirer les vestiges des civilisations passées, dont l’époque raffolait. Sur les plus de 200 œuvres réalisées par Towne lors de son séjour, 54 vues de Rome avaient la préférence de l’artiste car elles illustraient parfaitement selon lui cette idée que la chute de l’ancienne Rome devait servir de leçon au monde contemporain (et notamment au monde britannique). Et encore une fois, il ne déroge pas à son siècle, ce point de vue sur la chute supposée des anciennes civilisations qui porteraient en elle une leçon pour les futures correspond bien il me semble aux préoccupations de l’époque illustrées dans le mouvement néoclassique.

Si quelqu’un voit dans cette aquarelle un quelconque avertissement pour les époques modernes, qu’il contacte le British Museum.

Les textes accompagnant les aquarelles de Towne insistent sur la précision du trait, sur le soin apporté aux effets de lumière (suivant les heures dans la journée que l’artiste note scrupuleusement dans ses carnets) et sur l’importance des couleurs. Il y aurait donc un espace pour les aquarelles de Towne, face à la magnificence d’un Turner.

Malheureusement, je dois avouer que je n’ai pas vraiment souscrit à cette présentation de l’artiste. Ces aquarelles m’ont vite semblé répétitives et ennuyeuses et il fallait tout le talent des concepteurs de l’exposition (notamment dans le choix de l’accrochage et du ton des murs d’exposition) pour me faire croire à l’importance de ces dernières. J’ai quand même l’impression qu’un seul tableau de Turner placé insidieusement au sein de l’exposition aurait réduit à néant « l’élégance de ces tableaux » et aurait rappelé au combien ces aquarelles sont ternes au regard du travail d’un Turner.

Manquant de m’endormir sur l’un des bancs du musée, j’ai décidé de me transporter dans la salle suivante, dans laquelle était exposé un magnifique textile religieux indien, mesurant pas moins de 9 mètres de long et composé de 12 morceaux différents.  Sur ce textile, le visiteur peut lire les aventures de Krishna dans la forêt de Vrindavan, entre autres son combat contre le démon à tête d’oiseau, Bakasura ou sa dance sur le serpent Kaliya.  Magnifique ouvrage et très belle exposition qui permet de prendre la mesure du caractère sacré de ce textile.

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