The Red Road (saison 2) d’Aaron Guzikowski

Retour à Walpole où les derniers événements n’ont pas franchement calmé les relations entre la tribu Lenape et la police locale. Cette seconde saison reprend peu de temps après les événements de la première. Philip Kopus (Jason Momoa) est de retour avec un joli bracelet électronique à la cheville, toujours aussi mal aimé de sa tribu et surveillé de près par la police ; Harold (Martin Henderson) n’a pas encore eu la promotion tant méritée, mais s’en rapproche ; sa femme, Jean (Julian Nicholson), entend toujours des voix mais a décidé de les écouter ; sa fille, Rachel (Allie Gonino), est toujours amoureuse de Junior (Kiowa Gordon). Un fait nouveau intervient en début de saison, le père biologique de Junior rode autour de la tribu Lenape, flairant une occasion de faire de l’argent. En effet, la tribu Lenape vient d’obtenir la reconnaissance du caractère sacré de leur montagne. Ce qui fait que plus aucun non-membre de la tribu n’a le droit d’y entrer, la tribu est propriétaire des lieux et entend bien les protéger par sa propre police. Le père de Junior y voit là un moyen de s’enrichir en construisant sur le site de la montagne un casino, sur lequel la tribu pourrait fixer elle-même le montant des taxes et gagner ainsi un bon paquet d’argent. Problème : le chef de la tribu refuse de construire un casino sur un lieu sacré. Son meurtre engage la tribu dans un conflit de succession (alourdi par l’avenir de la montagne et le choix du casino) et lance de manière un peu cavalière cette nouvelle saison.

Une série étrange, qui progresse à la fois lentement épisode après épisode et qui parfois, au détour d’une scène, va faire « avancer » le récit d’un gigantesque bond. En tant que spectateur, on oscille entre l’ennui provoqué par de nombreux épisodes où on a presque l’impression qu’il ne se passe rien, que les scénaristes poursuivent leur travail sur les personnages, et des scènes qui semblent parachutées pour faire avancer l’intrigue, comme si les mêmes scénaristes se rendaient compte qu’ils avaient une histoire à raconter. Ce n’est pas franchement désagréable, mais sur une composition en six épisodes, ça parait étrange.

C’est ainsi qu’au détour d’une conversation, l’intrigue fait un vaste bond en avant et on découvre que les autorités ont organisé l’épandage massif des résidus de peinture d’une usine à présent fermée, dans des puits creusés à même la montagne (d’où l’acceptation par ces mêmes autorités de rendre la montagne une fois polluée à la tribu indienne). Que le taux de mortalité anormalement élevé de la tribu (ils meurent tous de cancer) n’est que la conséquence de cette pollution, et qu’à présent, les eaux polluées redescendant inexorablement dans la vallée, ce sont les populations blanches qui commencent à être atteintes, ce qui soulève enfin un scandale. Et là, on se dit mais tout ça est hyper intéressant, c’est un peu dommage que ce soit traité en deux scènes.

La saison se termine sur un énorme cliffhanger : deux personnages ont été touchés par balle lors d’un règlement de compte autour de la construction du casino et au générique de fin, on ne sait pas s’ils vivront.

On se disait qu’il nous faudrait alors attendre la saison 3 … qui n’aura pas lieu (a-t-on appris il y a peu).

Un vrai pur gâchis, comme je n’en ai pas vu depuis longtemps.

Oups, + bisous, Lol

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