Victor Frankenstein de Paul McGuigan

Dans le Londres victorien, un homme (Daniel Radcliffe) est prisonnier d’un cirque, dans lequel il joue le rôle du clown de service, du freak qui joue autant sur la peur qu’il inspire que sur la pitié qu’il provoque. Pourtant cet homme n’est pas dénué d’intelligence, bien au contraire puisqu’il a développé grâce à ses lectures une connaissance médicale impressionnante. Il est doué également de sentiments puisque tout les soirs, il lève ses yeux de monstre sur la magnifique Lorelei (Jessica Brown Findlay vue dans Oh papa, autrement connu sous le nom de Downton Abbey), l’acrobate-trapéziste. Un soir, cette dernière chute violemment pendant sa prestation, elle se brise la clavicule en retombant sur le sol et ne peut plus respirer. L’homme, aidé d’un inconnu (James McAvoy), parvient grâce à ses connaissance à replacer la clavicule, permettant à Lorelei de respirer enfin. L’inconnu se présent alors, il se nomme Victor Frankenstein, et il propose au clown de le suivre pour devenir son assistant. Les propriétaires du cirque interviennent rapidement pour mettre fin à la conservation et enferment le clown dans une cage pour l’empêcher de partir. Pourtant la nuit venue, Victor libère le clown, ensemble ils s’échappent du cirque, non sans avoir fait quelques dégâts matériels et humains…

L’avantage de ce film réside dans son étonnante capacité à être pourri dès les premiers images. La scène de fuite dans le cirque, avec un nombre incalculable de ralentis bien nazes, est un modèle du genre dans la catégorie « ce qu’il ne faut pas faire ». La suite est prévisible, un scénario complètement confus, des scènes télescopées dans un rythme effréné pour tenter de nous faire croire au dynamisme du film, alors qu’on s’ennuie ferme depuis le début.

Les acteurs sont à plaindre : James McAvoy fait juste n’importe quoi de son rôle de Victor Frankenstein, mais parvient tout de même à nous sortir sa petite larme de ses magnifiques yeux globuleux ; Daniel Radcliffe tente ce qu’il peut dans la peau d’un personnage plutôt inutile, franchement inintéressant et assez pathétique visuellement. Quant à Jessica Brown Finlay, elle est cantonnée au rôle de cruche de service et s’en sort plutôt pas mal.

Reste une question : que fait McAvoy dans ce film indigne de son talent ?

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