X-Men: Apocalypse de Brian Singer

Avec l’été arrive le temps des nanars version grands studios américains, autrement appelés blockbusters. Nanar n°1 : X-Men: Apocalypse. Aucun souvenir du précédent, mais au vu du scénario de celui-là, cela ne pose aucun problème. Nous voici donc plongés en Egypte, pendant l’Antiquité (le fan de blockbusters ne boude pas une référence ou deux à l’Histoire avec un grand H). Le peuple égyptien se courbe devant le Dieu Apocalypse qui, avec la complicité de ses quatre cavaliers, va transférer sa conscience dans un nouveau corps (interprété par Oscar Isaac que l’on ne voit qu’une seconde à l’écran). Des opposants au dieu Apocalypse tente de le tuer pendant le processus, mais ils échouent en partie : s’ils parviennent à tuer les quatre cavaliers (quand même !), ils ne réussissent cependant pas à tuer le Dieu ; à défaut ils l’enferment sous d’énormes blocs de pierre.

Saut dans le temps : nous voici à présent aux USA dans les années 80 alors que Xavier (James McAvoy) vient de fonder une école pour les mutants, où il accueille en ce début de film, Scott Summers (Tye Sheridan), avec ses lasers à la place des yeux ; Kurt Wagner (Kodi Smit-McPhee), un nightcrawler ramené par Mystic (Jennifer Lawrence) ; et la télépathe Jean Grey (Sophie Turner, la Sansa de GoT). Pendant ce temps, en Pologne ( ?) Erik tente de reprendre une vie normale entre boulot en usine, femme et enfant à la maison.

Mais la société reste divisée sur les sorts à réserver aux mutants et l’arrivée du Dieu Apocalypse, libérée par une archéologue fouineuse, Moira (Rose Byrne), dont on est apparemment censé se rappeler d’un précédent opus, ne va pas arranger les relations entre humains et mutants.

Un film long, ennuyeux, qui draine un bon paquet de conneries pour arriver à une fin naz(i ?)e où le méchant est détruit par l’opportune réunion d’individualités contraires. Tout cela fait la part belle aux valeurs nauséabondes d’individualisme et de va-t-en guerre, teintées, pour faire original, de références bibliques (même si dans ce film les quatre cavaliers deviennent de médiocres vilains mutants) et de références historiques ( de l’Egyppte et son Exode, on ira directement à la destruction d’Auschwitz — dans quel but, on se demande — avec une vague référence à Martin Grey — le pauvre — dans la destinée d’Erik).

Les acteurs ne peuvent être que médiocres : James McAvoy est ridicule à force de mouiller ses yeux à la demande, Michael Fassbender ne sait plus que serrer les dents, Sophie Turner fait potiche dans son costume de X-Men.   La soi-disant super scène avec Quicksilver n’est qu’un décalque du précédent film, autant dire qu’on ne va pas s’extasier à chaque fois que ce personnage est mis en scène dans un jeu d’accélération et de ralenti (c’est un peu bateau vu le concept du personnage). Et d’ailleurs, les scènes sur l’identité de son père étaient particulièrement ridicules (bon alors le Quicksilver ne peut pas dire à son père qu’il est son fils, mais se confie à Mystic qui, du coup, le raconte à tout le monde. Ok.). L’ensemble n’est ni divertissant ni amusant, c’est juste pathétique.

Juste quelques exemples, histoire de se poiler un coup : lorsque Magneto veut abandonner son identité de mutant et retrouver une vie « normale », que fait-il ? Hé bien il va vivre dans la forêt enchantée de Blanche Neige quelque part en Pologne (en pleine guerre froide, on est dans les années 1980, rappelons-le), parce que c’est bien connu, là-bas, on peut se faire oublier…

Visiblement, on est censés se trémousser d’émotions impossibles à contenir en voyant le personnage de Moira retrouver celui de Xavier, mais comme les scénarios des précédents opus étaient tout aussi indigents, on ne s’en souvient pas et donc on a plutôt une réaction très chiraquienne en découvrant la scène qui nous en touche une sans soulever l’autre…

Idem avec l’apparition aussi parachutée qu’inutile de Wolverine qui tue tout le monde avant de partir gambader dans la neige. Sans déconner, c’est quoi cette bouse ?

Et, finalement, quand on est télépathe, on se met un doigt sur la tempe, parce que, hein, vous comprenez, voilà quoi.

Au final, il ne se passe rien dans ce film, car le dieu/ premier mutant Apocalypse n’apportera qu’une seule révélation avant de se faire blaster par la bande de pieds nickelés mutés : d’où vient la coiffure de Xavier.

Il aura fallu détruire le Caire pour ça, quand même.

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