Batman v. Superman: Dawn of Justice de Zack Snyder

Avec l’été arrive le temps des nanars version grands studios américains, autrement appelés blockbusters. Nanar n° 2 : Batman v. Superman: Dawn of Justice. Dix-huit mois après la bataille destructrice qu’a livré Superman (Henry Cavill) contre Zod dans Metropolis , ce dernier est devenu une figure controversée, certain lui reprochant d’être un alien potentiellement dangereux pour le reste des humains. Parmi eux, Batman (Ben Affleck) qui voit en Superman une menace et Lex Luthor ( interprété par un Jesse Eisenberg insupportable) qui voudrait développer une arme aussi puissante que Superman en utilisant la kryptonite. Quant à Superman, il voit en Batman un justicier masqué, qui agit de son propre chef et impose sa vision de la justice sur Gotham. En d’autres termes : un tyran. Tout ce beau monde agit donc au nom de la liberté pour la préserver contre la tyrannie de l’autre (c’était le moment subit du film).  Il est donc temps que les deux super-hommes se tapent dessus…

L’idée du film se résume, à quelques scènes près, à deux idiots qui jouent des gros bras pour savoir qui est le plus fort, le plus beau ou le plus dangereux (blague potache dans TBBT où les personnages se querellaient pour savoir qui de leurs héros étaient le plus fort, querelle typique du geek, là où Znyder en a fait un film aussi peu subtil), puis se rendent compte qu’il y a un méchant et arrêtent de se taper dessus pour capturer le vilain méchant. Pas moins de deux heures trente de film pour l’illustration la plus idiote et la plus lourde d’une blague à deux balles déjà vu dans des séries mais développée sur deux répliques pas plus.

Deux heures trente de sidération devant le manque de charisme de Ben Affleck, affublé en plus d’un costume de Batman rembourré qui lui donne un aspect robotique assez toc et devant la niaiserie de Superman, qui appelle à la rescousse sa maman, le fantôme de son père et sa copine en bon gars de la campagne. Et on passe sur certaines scènes particulièrement réjouissantes à nos oreilles non américaines sur la justice individuelles, l’argent et j’en passe. Au moins, ils vendront des figurines.

L’autre moment subtil aurait pu être la découverte par les personnages de leur humanité commune (« môman ? ») mais elle est faite de manière tellement ridicule car parachutée, que la réplique « Kôa ? Ta môman aussi s’appelle Martha ? » est la cerise sur ce gâteau bouseux de bout en bout.

Et, franchement, le troll de la fin ? Le Seigneur des anneaux et les Tortues ninjas à la rescousse !

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s