Le garçon et la bête de Mamoru Hosoda

Dans le monde des bakemono (ou obake, les hommes-bêtes ou démons-bêtes, ici simplement traduit par « bêtes »), appelé Jūtengai, le seigneur va bientôt céder sa place et choisir sa réincarnation en Dieu. Deux bêtes sont pressenties pour le remplacer : Kumatetsu, un guerrier puissant mais tellement arrogant qu’il ne s’attire que l’antipathie des autres et doit vivre dans un isolement absolu sans apprenti et Iôzen, un guerrier moins puissant mais respectueux qui suscite l’engouement du public. Un combat doit déterminer qui des deux prétendants accédera au titre de seigneur, alors dans l’immédiat chacun se prépare.

Dans le monde des humains, appelé Shibuya, Ren, un jeune orphelin, quitte sa famille d’accueil à la mort de sa mère pour aller vivre dans la rue. Alors qu’il erre sur un marché de la ville, il est pris à parti par un être étrange qui lui propose de devenir son apprenti. Par curiosité Ren le suit et pénètre dans le royaume des bêtes. Là il découvre qu’il ne peut plus faire marche arrière et qu’il va devoir devenir l’apprenti de Kumatetsu, un être têtu, aussi têtu que lui.

Après La traversée du Temps (2006), Summer Wars (2009) et Les Enfants Loups, Ame et Yuki (2012), Mamoru Hosoda revient avec une histoire plus classique de rencontre entre deux êtres que tout oppose (sauf leur caractère difficile) et qui vont s’adopter mutuellement.

Le film est agréable à regarder, quelques scènes sont très belles (comme celle de l’apparition de la baleine dans le monde des humains, d’autres sont plutôt drôles (tout la partie sur l’apprentissage de Ren et notamment les scènes dans lesquelles il imite son maître) mais on est loin (très loin) de la complexité et de la beauté des Enfants Loups. La métaphore autour du cœur noir de l’homme est assez peu intéressante, élément dramatique ajouté vers la fin du film, comme pour tenter d’y insuffler un degré de complexité qui ne parait pas utile.De même, la relation entre Ren et Kaede, une étudiante que Ren rencontre lorsqu’il retourne dans le monde humain, est quelque peu mièvre, même si, là encore, on voit quel intérêt dramatique elle a pour la résolution finale.

Le Garçon et la bête est donc un anime agréable, devant lequel on passe un bon moment (les scènes d’entrainement sont vraiment drôles), mais qui déçoit quant on se souvient des précédents films de Mamoru Hosoda. Ceci dit en ces temps de vache maigre et de nanars en surpuissante, ne boudons pas notre plaisir.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s