Peaky Blinders (saison 3) de Steven Knight

Cette nouvelle saison de Peaky Blinders s’ouvre en 1924 (soit deux ans après la fin de la saison 2) sur une journée particulière pour les Shelby puisque Tommy (Cillian Murphy) se marie avec Grace (le scénariste nous ménage d’ailleurs un petit suspens à cette occasion). Alors que les esprits s’échauffent par l’alcool (et la présence d’officiers britanniques en tenue parmi les membres de la famille de Grace), Tommy doit en plus gérer la présence d’un espion russe qui s’est incrusté dans le mariage. Devenu un jouet aux mains de Churchill, il doit en effet faire alliance avec des aristocrates russes qui souhaitent mettre la main sur un convoi d’armes pour mener une nouvelle guerre contre les communistes au pouvoir. Tommy est sa famille doivent se charger de cette nouvelle mission, une dernière mission avant de sortir les Shelby des affaires illégales et d’entrer enfin dans le monde de la légalité.

Peaky Plinders saison 3 c’est : des « fuck », du whiskey, des ralentis avec du rock en fond sonore, des scènes de baston bien viriles, des ralentis de la bande dans une usine avec des projections d’étincelles, des engueulades, des « fuck », des ralentis, des filles à poil, des ralentis, des scènes de cul, des ralentis de la bande entrant dans l’usine avec des jets d’étincelles et de flammes avec du rock, du whiskey, des « fuck », des ralentis… le tout dans un mélange qui prend mal entre le Parrain et Downtown Abbey. Et au milieu de tout ça, des gros plans sur le regard habité bleu azur de Cillian Murphy pour faire draaaaaamatique, tu vois ?

En fait, Peaky Blinders, saison 3, c’est ultra pénible.

La mission avec les Russes est un prétexte à des scènes racoleuses faites de ralentis (oui, oui), de visuels prétentieux servant des scènes de sexe et/ou de violence aux dialogues navrants et à l’utilité narrative douteuse. Quelle perte de qualité pour une série si prometteuse à ses débuts. Du contexte industriel de Birmingham, il ne reste rien si ce n’est quelques ralentis (toujours les mêmes dans leur cadrage et leur visuel) dans une usine (toujours la même avec à pleins de jets d’étincelles et de flammes et du rock). Du contexte historique (l’après-Première Guerre mondiale et la guerre d’indépendance en Irlande), il ne reste quelques vagues, très vagues lignes de dialogues.

Les personnages ne sont plus que des caricatures, leur parcours devient un fourre-tout scénaristique qui ne sert que d’assise au réalisateur pour dérouler les scènes tape-à-l’œil. Deux saisons sont prévues à la suite, mais on ne voit même pas où les scénaristes veulent aller, mise à part poursuivre dans cette mise en scène racoleuse jusqu’à disparition complète des spectateurs, d’autant que les personnages finissent par agir de manière complètement illogique pour pouvoir suivre un scénario cousu de fils blancs (le prêtre est forcément pédophile, par exemple). Certaines scènes sont un tel concentré de ridicule que c’en est gênant pour les acteurs (les scènes de portrait entre tatie Shelby et le vieux beau peintre, la scène d’engueulade dans le château entre Tommy et la duchesse russe et, le pire : la scène des nanas — au ralenti, hein, sinon c’est pas drôle — partant faire grève et manifester).

Pour notre part, on quitte le navire avant qu’il ne s’échoue.

J’ai pas eu bien le temps de voir, on pourra le refaire au ralenti ? (Par contre, j’aime beaucoup la casquette de Tommy.)

 

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