Captain America: Civil War d’Anthony et Joe Russo

Difficile de résumer ce film en gardant son sérieux. Je pourrais comme sur des nombreux sites spécialisés cinéma me forcer à reprendre le récit du précédent Avengers, pour dire où se trouvent les personnages de Marvel au début du film, mais franchement à quoi bon ? Quant à retranscrire ici fidèlement les premières minutes du film qui mêlent plusieurs scènes en 1991 sur l’origine du soldat de l’hiver, une longue séquence au Lagos qui suit les performances coûteuses des Avengers à la poursuite de dangereux individus qui cherchent à mettre la main sur un virus mortel et une double scène avec Iron Man où l’on découvre que ce dernier avait quelque problèmes relationnels avec son paternel tout en l’aimant, je peux mais là encore à quoi bon ?

Il suffit de dire que pour une raison à peu près obscure, les Avengers sont considérés comme dangereux car ils agissent seul et qu’en conséquence le président des USA, conjointement avec le conseil de sécurité de l’ONU, veut leur faire signer une convention les obligeant à n’agir qu’après accord de la communauté internationale. Deux clans se créent alors parmi les superhéros, l’un derrière Iron Man en faveur du oui à la convention (j’ai bien dit Iron Man, le mec qui depuis le début ne pense qu’à lui, c’est même le principe même du personnage), l’autre derrière Captain America, qui pour cette fois, en bon Américain adepte de l’unilatéralisme, n’accepte pas de suivre les consignes comme un bon petit soldat, mais veut au contraire prémunir les Avengers de toute influence extérieure . Dit comme ça, le scénario parait hyper intelligent, dans les faits, on a juste deux groupe de persos qui se querellent mais pas trop quand même, franchise Marvel oblige.

Après s’être ennuyée copieusement pendant plus de deux heures, à suivre les Avengers de Lagos à Vienne dans une improbable course poursuite pour sauver le soldat de l’hiver et démasquer les hommes qui l’ont crée, je dois toutefois admettre que ce visionnage aura eu quelques effets positifs, symbolisés par ces quelques décisions : 1) ne plus regarder un seul des films de la franchise Marvel, ce qui signifie 2) qu’on ne va pas non plus se taper les séries TV dérivées qui sont aussi nazes, et 3) pourquoi pas ne pas appliquer la mesure aux films de superhéros en général (DC Comics inclus) étant donné la médiocrité des productions (et leur manque d’originalité, on va quand même nous ressortir un troisième re-boot de Spiderman, ce qui en fait un re-re-re-reboot).

Voilà c’est à peu près le seul avantage du film. Pour le reste, si tu aimes les longues courses poursuites, les dialogues insipides et les scènes de combat illisibles, ce film est pour toi !

Allez, hop, hop, hop les gars, on y va, un-deux, un-deux, on souffle ! hop ! un-deux !

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