Nos trois (enfin six) bandes dessinées préférées de 2016

Le classement des meilleures bandes dessinées de cette année 2016 offre quelques surprises, car si les boggans se retrouvent (comme souvent) dans l’attribution de la première place, le reste de classement est quasiment individuel, soit nous n’avions pas lu les mêmes bandes dessinées, soit nous les avons appréciés différemment. Voici donc le classement de tous les compromis (ou comment passer d’une liste de trois bandes  dessinées à une liste de six voire sept titres).

6. Le Cabaret des Ombres de Régis Hautière, Arnaud Poitevin et Christophe Bouchard : l’association entre un professeur dont l’invention présente un danger si elle venait à tomber entre de mauvaises mains (ce qui, évidemment, ne manque pas) et une troupe de forains, les Spectaculaires pour produire un récit digne de Rocambole dans le Paris du XIXe siècle. Réjouissant.

4. ex-aequo Etunwan, celui qui regarde de Thierry Murat : un voyage personnel et artistique vers l’Autre à travers les grands espaces de l’Ouest américain ; un récit tout en poésie sur le regard et la perception.

4. ex-aequo Les Indociles, tome 1 de Camille Rebetez et Pitch : le côté mauvais garçon voire mauvaise foi , accentué par un dessin presque volontairement simpliste et donc chafouin, de cette histoire d’une jeunesse désoeuvrée et terriblement enfermée dans cette Suisse bien-pensante des années 60 produit un humour grinçant absolument formidable.

2. ex-aequo Les Amateurs de Bretch Evens : Une fable sur la création artistique. Par le biais d’un projet collectif se rencontrent des amateurs et un artiste reconnu pour livrer une vision très humaine d’un projet qui n’aboutit pas mais d’une rencontre qui a bien lieu.

2. ex-aequo Souvenirs de l’empire de l’Atome de Thierry Smolderen et Alexandre Clerisse : un récit foutraque qui part dans tous les sens, et qui se perd même en méandres narratifs au point qu’il est difficile à suivre. Et pourtant, cette BD parvient à distiller une petite musique sur une époque où l’on rêvait un autre monde, et où ce rêve prenait la forme d’utopies futuristes. La BD vaut aussi pour son graphisme tout droit sorti des 50s et 60s.

1. (unanime) Don Quichotte, livre 1 et 2 de Rob Davis : Merveilleuse adaptation d’un géant littéraire sur lequel de nombreux auteurs se sont cassés les dents tels Quichotte lui-même. Non seulement l’intelligence de la narration est vertigineuse mais en plus l’humour et l’esprit de l’oeuvre de Cervantès semble avoir été directement retranscrit dans cette BD qui nous rappelle la modernité du Quichotte. Chef d’oeuvre.

Sans oublier la mention spéciale du boggan : De Capes et de Crocs d’Alain Ayroles et de Jean-Luc Masbou.

 

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