Doctor Strange de Scott Derrickson

Dans un monastère vraisemblablement tibétain, un puissant magicien dérobe la page d’un manuscrit interdit puis s’enfuit en ouvrant un portail vers Londres. Poursuivit par l’un des gardiens du monastère, il parvient à s’échapper avec le précieux document. Pendant ce temps, le docteur Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) procède à une énième opération chirurgicale en écoutant sa musique préférée et en frimant sur ses extraordinaires capacités de chirurgien et de  mélomane. Entre deux opérations, il sauve la vie d’un homme déclaré mort, tente de séduire une collègue puis rentre chez lui plutôt fier de lui-même. Amateur de voiture de course, il est victime d’un accident de la route en se rendant à une conférence médicale : il survit mais perd en partie l’usage de ses précieuses mains. Malgré de multiples opérations et sessions de rééducation, Stephen Strange ne parvient pas à retrouver sa dextérité, il décide alors de s’en remettre aux soins occultes et part pour un mystérieux monastère dont les enseignements auraient permis à l’un de ses patients de retrouver complètement l’usage de ses jambes…

Il fallait donc que les scénaristes hollywoodiens introduisent le concept de magie de l’univers de Marvel, c’est donc fait avec ce Doctor Strange. Dommage qu’ils aient oublié au passage de faire un film.

L’intrigue de ce film est étriquée  — un magicien a pris un sort maléfique qu’il compte utiliser pour amener la fin du monde, il faut donc l’en empêcher — et cela se ressent notamment dans le déroulement spatial du film ; arrivé au sanctuaire de New York, Strange fait pas moins de deux allers-retours entre le sanctuaire et l’hôpital (pour se faire soigner puis pour soigner la grande prêtresse) pour revenir finalement au sanctuaire de New York avant la grand scène finale dans celui de Bangkok.

Le film n’exploite pas vraiment l’univers Marvel précédemment créé, il s’y raccroche tant bien que mal (avec une scène post-générique plutôt poussive annonçant le prochain Thor) et il se limite à une très vague phase d’apprentissage pour expliquer l’univers magique qui va être introduit, phase d’apprentissage polluée par des blagues infantile sur Eminem et Shakira. Pour le reste des scènes d’actions à grand renforts d’effets spéciaux pour montrer cette magie, scènes qui tiennent davantage de la frime visuelle puisqu’il n’y a guère d’explication sur le fondement de cette magie. Et une seconde et dernière scène post-générique annonçant le prochain ennemi de Doctor Strange pour ceux qui cela intéresse encore. Heureusement qu’il existe des vendredis soirs !

La magie, ça sert à remplir les verres de bière !

 

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