Top Boy, saison 1 de Ronan Bennett

Ra’Nell (Malcolm Kamulete) est un jeune adolescent qui vit dans le quartier de Hackney, à l’est de Londres. Des fenêtres de son appartement, il voit au loin les bâtiments célèbres de Londres : Big Ben, le Gherkin ou le London Eye. Son quotidien se limite aux dédales de son quartier entre des immeubles peu entretenus, presque vidés de ces habitants et laissés aux bons soins de quelques caïds locaux, comme Dushane (Ashley Walters) et Sully (Kane Robinson). Ces derniers organisent le trafic de drogue dans le quartier pour le compte de Raikes, en s’appuyant sur des adolescents comme Ra’Nell pour faire les échanges. Moyennant quelques heures de travail quotidien, ces ados gagnent quelques pounds qui leur permettent de nourrir leur famille et de consommer comme les autres. Jusqu’à présent, Ra’Nell et son copain Gem (Giacomo Mancini) se sont toujours tenus à l’écart de Dushane, mais l’hospitalisation de sa mère Lisa dans un hôpital psychiatrique le laisse à la merci de ses individus. 

Cette série a été diffusée à la fin de l’année 2011 sur Channel 4. Elle a été suivie d’une deuxième saison qui n’a vu le jour qu’en 2013. Elle a été comparée par les critiques à l’excellente série The Wire, mais si effectivement elle en reprend certains thèmes comme le trafic de drogue et la difficulté de ne pas participer à ce trafic pour vivre décemment, elle n’en a pas la complexité scénaristique. Là où The Wire décrivait avec brio les différentes facettes d’une même société (police, politique, école, journalisme, etc.), Top Boy se cantonne aux scènes de genre : les rivalités entre lieutenants, les embrouilles avec les fournisseurs, les suspicions entre les petits vendeurs et bien évidemment les vaines tentatives des mères pour tenir leurs enfants à l’écart de ces trafics.

Du coup, l’ensemble des quatre épisodes est cousu de fil blanc : on anticipe ce qui va arriver à Gem, à Michael ou à Ra’Nell. On comprend rapidement que Dushane va prendre du galon, reste à savoir ce qu’il fera de Sully. Le seul intérêt de cette série est de nous montrer une autre facette de Londres, loin des quartiers d’affaires ou des sites touristiques et de la Cool Britamania mais cet intérêt est bien maigre quand on voit que le créateur de la série n’essaie pas d’avoir une focale plus large comme le faisait The Wire. Sinon, j’aurais au moins appris un nouvel acronyme : MILF.

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