Olympe de Gouges de José-Louis Bocquet et Catel

Marie Gouze naît le 7 mai 1748 à Montauban. Elle est la fille déclarée de Pierre Gouze, maître boucher à Montauban et d’Anne Olympe Mouisset, fille d’un avocat, mais de nombreuses rumeurs affirmaient que son père était le Marquis Jean-Jacques Lefranc de Pompignan. Marie Gouze épouse à l’âge de 17 ans Louis-Yves Aubry, un tailleur parisien de trente ans son aîné. Elle aura un fils, Pierre, et se retrouve veuve un an plus tard. Elle quitte Montauban avec son fils et part vivre à Paris auprès de sa sœur. Dans la capitale, elle change de nom, devient Olympe de Gouges, rencontre un haut fonctionnaire de la marine qui l’entretiendra et se lance dans une carrière littéraire en écrivant des pièces de théâtre. Elle monte d’ailleurs sa propre troupe itinérante et rêve qu’une de ses pièces sont choisies pour être mises en scène à la Comédie Française. Ouverte aux idées nouvelles (sur l’esclavage notamment), elle est refusée par les acteurs de la prestigieuse troupe, mais la Révolution de 1789 change la donne et lui ouvre les portes de la Comédie…

L’album fourmille de détails sur l’enfance d’Olympe de Gouges, sur son installation à Paris et ses déboires pour se faire accepter en tant que femme écrivain et voir ses créations mises en scènes par la Comédie Française. Il est en revanche plus superficiel quand il s’agit d’expliciter le contexte de la Révolution et surtout les raisons de la chute d’Olympe de Gouges qui, dans l’interprétation qu’en donnent les auteurs, semble ne devoir sa condamnation qu’à l’esprit revanchard de Robespierre.

Personnellement, je ne connaissais d’Olympe de Gouges que sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, ses pièces de théâtre m’étaient complètement inconnues (et pour cause, a priori elles intéressent davantage l’historien que le littéraire). Que les auteurs rappellent son parcours littéraire est une bonne chose (même si globalement ils la présentent comme une femme entretenue surfant sur les idées des Lumières pour se faire un nom de plume), par contre j’ai été surprise par leur traitement de la période révolutionnaire, abordé de façon lapidaire alors que c’est à cette période qu’Olympe de Gouges devient véritablement un personnage publique. Or Olympe de Gouges fait partie d’un courant politique parfaitement identifiable et les raisons de sa chute ne sont pas uniquement liées à des querelles de personne.

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