L’homme qui n’aimait pas les armes à feu, tome 4 : La loi du plus fort de Wilfrid Lupano et Paul Salomone

Knut parcourt les Etats-Unis à la recherche de Margot, bien décidé cette fois à se débarrasser de cette s…….e. Maître Byron Peck, sans le sou, décide de retourner chez son frère, Alexander, qui vit à Washington. Il y retrouve Jack, Tim et Bruit-du-vent venus négocier avec les marchands d’armes la restitution des lettres de James Madison contre des terres navajos… tout comme Margot qui prétend toujours les posséder et en tirer un bon prix.

Dernier tome de cette saga sur le deuxième amendement de la constitution américaine et son fameux droit à posséder des armes : les multiples course-poursuites entre les personnages, séparés les uns des autres à l’issue du troisième tome, aboutissent finalement à Washington. L’occasion pour Lupano de nous montrer la modernité de la capitale avec son monde politique, ses journalistes et surtout ses lobbyistes qui s’activent à corrompre les idéaux fondateurs des Etats-Unis au nom du profit. Et les armes, qui sont partout, y compris dans les foyers, à la portée d’enfants mal élevés au nom du christianisme rédempteur… Evidemment, Lupano parle d’aujourd’hui, et c’est toujours agréable de voir une BD qui distille un propos politique.

Pour ce qui est de la résolution de l’intrigue proprement dite, il faut bien le dire, ce dernier tome est un peu décevant : on attendait un final fait de rebondissements et de situations toutes plus intriquées les unes que les autres, mais desquels Byron Peck allait se tirer par un bon mot (un peu à la De capes et de crocs mais version western). Sur ce point, la fin de cette histoire verse davantage dans la tragédie, ce qui rompt avec le ton d’ensemble de la série. Signe parlant : le personnage de Kurt est presque effacé de la fin du récit. Quel tristesse alors que c’était le plus drôle, sans conteste.

Qui plus est, sans connaître les tenants et les aboutissants de la loi Dawes qui est l’objet de l’intrigue de ce dernier tome, l’idée que les Navajos aient gagné quelques terres incultivables en échange des lettres de Madison semble quelque peu étrange. Que les Navajos aient cherché à s’accommoder avec le gouvernement américain ne pose pas problème, mais c’est la manière de le dire : en le faisant, ils sont donc responsables d’une mauvaise interprétation de la Constitution, alimentée par les industriels des armes à feu, et sont ainsi co-responsables de la violence que l’on connait aux Etats-Unis. Ah oui ? Voilà qui sonne quelque peu faux par rapport à l’ensemble de cette série et même par rapport au travail de Wilfrid Lupano.

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