King Arthur: Legend of the Sword de Guy Ritchie

Pendant l’âge sombre, le magicien Mordred (Rob Knighton) a tenté grâce à sa magie sombre de détrôner le Roi Uther Pendragon (Eric Bana). Mais si Uther a réussi à déjouer les attaques maléfiques du magicien, il n’a pas su se défendre de son propre frère, Vortigern (Jude Law). Avant de mourir, Uther réussit deux exploits : faire évader  son fils, Arthur (Charlie Hunnam) pour le mettre à l’abri de Vortigern et planter l’épée magique Excalibur pour empêcher qu’elle ne tombe aux mains de son frère.

Quelques années plus tard, Arthur qui ne connait pas son ascendance, vit dans une maison de passe avec d’autres vauriens de son espèce. Vortigern règne en maître sur le royaume mais s’inquiète toujours de la présence du fils d’Uther. Une malencontreuse histoire avec des Vikings va les réunir tous les deux.

Que dire ? Même pour un film du vendredi soir, même en se promettant dès le départ de ne pas chercher à retrouver quoique ce soit de la légende arthurienne et même en abaissant son niveau d’exigence à son plus bas, c’est-à-dire juste attendre d’un film qu’il nous divertisse, et bien même en prenant toutes ses précautions, le film déçoit.

Inutile de revenir sur la légende arthurienne, le réalisateur Guy Richtie montre dès les premières minutes du film qu’il n’en a rien à faire de toutes ses histoires d’épée, de valeurs chevaleresque et de lignée maudite, il veut juste s’amuser. Qu’à cela ne tienne, on est prêt à s’amuser avec lui et à le suivre dans ses délires boursouflés. Alors c’est parti pour plus d’une heure de mise en scène excitée, de lignes de dialogue juvéniles et d’esthétique post-adolescent version jeux vidéo (notamment pour la scène finale). Guy Richtie pioche allègrement dans d’autres films pour faire classe (il y a parfois du Sauron dans le magicien Mordred et Vortigern à la fin du film ressemble étrangement à un cavalier noir du Seigneur des anneaux voire à un Fomorian), y compris dans les siens, mais le côté Snatch chez le roi Arthur passe moyennement, il faut bien le dire.

Sauf qu’au bout d’un moment, l’adolescent qui sommeille en Guy Richtie finit quelque peu par nous fatiguer et le film devient rapidement lourd à force de ne pas vouloir raconter l’histoire de la confrontation entre Vortigern et Arthur. Parce qu’il se contente de jeux esthétiques prétentieux mais vides de sens, on finit par trouver le temps long et par se dire que tout cela ne rime à rien (on le savait) mais surtout que c’est quand même, pardon my French, bigrement chiant.

Kikoo les zouzous !

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