Aquaman de James Wan

Une nuit de tempête, Thomas Curry (Temeura Morrison), un gardien de phare sur la côte est américaine, découvre une femme inconsciente sur la plage. Il la ramène chez lui, la soigne, en tombe amoureux et quelques mois plus tard naît un fils, Arthur (Jason Momoa). Thomas ne connaît rien ou presque du passé de sa femme, Atlanna (Nicole Kidman) mais le découvre brutalement quand un escadron de soldats venus de la mer pénètre dans sa maison pour capturer cette dernière. Il découvre alors qu’elle vient du royaume caché d’Atlantis et qu’elle était promise au descendant d’une lignée royale (d’où sa fuite à la surface). Pour protéger son mari et son fils, Atlanna décide de se constituer captive. Depuis, Thomas attend son retour et Arthur grandit sans sa mère.

Vingt ans plus tard, Atlanna n’est jamais revenu, mais Arthur est devenu Aquaman, héros mi-homme mi-poisson qui fait régner le bien sur les océans. Arthur ne sait pas qu’il a un demi-frère, Orm (Patrick Wilson), et qu’une guerre se prépare dans l’Atlantis, guerre qui aura de sombres conséquences pour la Terre.

Comment les producteurs hollywoodiens parviennent à détruire à ce point la fantasy est assez hallucinant. Le scénario de cet Aquaman ne se justifie que par lui-même, les rivalités n’existent que de manière artificielles pour permettre un éventuel affrontement final. La magie est totalement absente de ce film qui ne brille que par sa vulgarité. Les intrigues et leurs résolutions sont simplistes. Question scénario, il n’y a rien à sauver. Les Atlantes ressemblent à des néo-nazis, ce qui dénature complètement leur souhait d’en finir avec les Terriens qui continuent à polluer leurs océans. Les producteurs auraient pu saisir cette occasion (un héros mi-homme mi-poisson) pour sensibiliser les plus jeunes à la protection de l’environnement. Hélas, trois fois hélas ! Le propos tourne à vide, les Atlantes sont les méchants de l’histoire, Aquaman plaidant sans relâche pour une éducation bienveillante et compréhensive des humains, certes pollueurs, mais trop mignons.

Les plans sur l’Atlantis, saturés de couleurs fluo et d’images de synthèses racoleuses, sont ratés. Honnêtement, je n’ai jamais vu un film aussi moche visuellement. Il surfe sur la vague nanar par ces visuels écœurants, son scénario débile et ses répliques idiotes … mais se s’assume pas en tant que tel et prétend aux détours de quelques plans retrouver le sérieux made in DC. Affligeant.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s