Le Mans 66 de James Mangold

Carroll Shelby (Matt Damon) , ancien coureur automobile ayant gagné la course des 24 heures du Mans en 1959, est à présent un constructeur de voiture de course.  Il est contacté par les cadres dirigeants de la compagnie Ford pour construire une voiture de course de la marque américaine et battre Ferrari qui occupe une place hégémonique dans le sport automobile. Loin d’être de profonds admirateurs du sport automobile, les administrateur de Ford, et leur président, John Ford le second, espère ce faisant redonner une image plus dynamique à la marque et vendre plus de voitures. Malgré cette dissonance entre Shelby et l’équipe Ford concernant l’objectif réel voulu par la marque, Shelby accepte la proposition de Ford (parce qu’elle s’accompagne d’un budget faramineux). Conscient que la meilleure voiture du monde ne peut gagner les 24 heures du Mans sans le meilleur pilote, Shelby prend contact avec Ken Miles (Christian Bale). Même si ce dernier ne fait pas l’unanimité chez Ford qui le trouve trop imprévisible pour l’image de la marque, Ken est recruté. Comme alors le long processus de développement de la voiture.

Une histoire fortement édulcorée, absolument pas tournée au Mans, même si on reconnait pendant environ 4 minutes quelques plans dans le vieux Mans. Pour le reste quand Ken Miles sort de son hôtel pour se rendre sur le circuit, normalement cela doit lui prendre des heures, bon là il sort, il tourne à droite et il est sur la ligne droite du circuit, tout va bien. J’aime beaucoup aussi l’alcoolique sur les marches de l’église, un Français alcoolique dans un film américain, ça fait toujours plaisir.

Malgré cela, le film fonctionne bien, les scènes de course sont pour une fois pas trop ratées, on arrive même à suivre les dépassements et les options de courses ce qui montre que le réalisateur a fait un réel effort pour faire vivre au spectateur la course, au plus près du pilote. Les autres scènes sont filmées simplement, sans esbroufe, ce qui fait que l’on suit cette histoire avec plaisir. En terme de réalisation, on ne va pas crier au génie, mais reconnaître que le boulot est fait, avec soin, ce qui est déjà pas mal.

Le film fonctionne surtout bien grâce à son duo d’acteurs. Matt Damon est parfait dans le rôle du bon gars qui essaie de contenter tout le monde et qui va parvenir à force d’acharnement à gagner son pari. Christian Bale est très drôle (ce qui est plutôt rare pour lui) dans le rôle de ken Miles version tête brûlée, qui a raison sur tout, ne joue pas au mec arrogant mais choisi plutôt la voix de l’ironie pour s’imposer.

Un film malin, plutôt bien fichu, avec des acteurs globalement bons, ce qui donne au final un bon divertissement, véhiculant les idées habituelles du cinéma américain (quand on veut on peut si on s’en donne les moyens, l’honnêteté est indispensable, on respecte les winners et les winners en sont parce qu’ils le veulent…).

Une réflexion sur “Le Mans 66 de James Mangold

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