Death to 2020 d’Al Campbell & Alice Mathias

Plusieurs personnalités se relaient face caméra pour faire le bilan de l’année 2020. Parmi elles, Dash Bracket (Samuel L. Jackson), reporter au New Yorkerly News, Tennyson Foss (Hugh Grant), historien, Jeanetta Grace Susan (Lisa Kudrow), porte-parole du parti républicain, Kathy Flowers (Cristin Milioti), mère au foyer ultra complotiste, Gemma Nerrick (Diane Morgan), citoyenne britannique ou Pyrex Flask (Samson Kayo), scientifique.

Tour à tour ces personnalités évoquent les grands événements qui ont marqué l’année 2020 : les incendies en Australie, le succès de Greta Grunberg, l’éviction d’Harry et Meghan de la famille royale, le mouvement Black Lives Matter, entre autre. Mais les deux événements qui vont occuper le devant de la scène lors de ce bilan de l’année 2020 sont bien évidemment la pandémie de Covid dans le monde (et notamment sa gestion aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et l’élection américaine opposant Donald Trump (candidat à sa réélection) et Joe Biden.

Les Britanniques désignent par le terme « mockumentary », ce mélange entre le documentaire et la satire. Ce faux documentaire a été produit par Charlie Brooker, bien connu pour être le producteur de la série Black Mirror, il a été diffusé en décembre 2020 sur la plateforme Netflix.

Parmi les personnages les plus intéressants de ce faux documentaire, il y a sans conteste celui joué par Samuel L. Jackson, Dash Bracket journaliste au New Yorkerly News. Loin d’être drôle, son personnage multiplie les saillies sur la situation actuelle et notamment l’élection américaine. Certaines de ses remarques sont de loin les plus intéressantes du documentaire. Le personnage de Kathy Flowers est lui aussi très intéressant. Jeune femme mère au foyer, toujours souriante, elle est abominable dès qu’elle ouvre la bouche, notamment envers les personnes de couleur. La séquence où on la voit harceler les personnes de couleur réussit tout en restant drôle à évoquer le comportement déplorable et dangereux de ce genre de personne. Dans le même genre, la porte-parole du parti républicain, bien que légèrement exagérée, résume bien à elle seule les dérives de l’administration Trump et de son utilisation des médias.

Pour le reste, ce faux documentaire est plutôt drôle, même s’il procède davantage par accumulation que par réflexion. Ce faisant il est parfois éclairant mais il passe aussi à côté d’un multitude de faits pour privilégier l’effet comique. Un peu à l’image de ce qu’il fait avec la série Black Mirror, Charlie Brooker multiplie les effets, pratique l’outrance mais au final ne dit pas grand chose d’intéressant sur son sujet.

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