Black Widow de Cate Shortland

Bien avant l’avènement des Avengers, des espions russes étaient envoyés en Amérique pour capter des informations précieuses sur le grand ennemi. Natasha Romanoff (Scarlett Johansson) fut l’un d’eux avec sa sœur Yéléna (Florence Pugh) et leurs deux parents fictifs, Alexei Shostakov (David Harbour) et Melina Vostokoff (Rachel Weisz). Repérés par les autorités américains, ils ont du fuir à Cuba où le pouvoir russe les a séparé et les deux filles — Natasha et Yéléna — ont été confiées à une organisation secrète, la Chambre rouge, qui font faire d’elles des tueuses redoutables.

Quelques années plus tard, Natascha a fait défection et a rejoint les rangs des Avengers. Elle doit cependant se cacher des autorités suite aux événements qui ont déclenché une guerre chez les Avengers. Elle reçoit la visite déplaisante d’un androïde qui cherche à récupérer une malle confiée à Natascha. Ayant réussie à se débarrasser du droïde tout en conservant le contenu de la malle, Natascha décide de se rendre à Budapest (d’où a été envoyé le colis) pour retrouver son propriétaire. Elle retrouve sur place sa sœur, Yéléna qui lui apprend que le général Dreykov, directeur de la Chambre rouge, est toujours en vie alors que Natascha pensait l’avoir tué.

Je ne connais pas beaucoup l’univers Marvel, mais toute la première séquence m’a beaucoup fait penser à la série The American, surtout l’album photo avec les fêtes familiales. Pour le reste du film, c’est un enchainement indigeste de scènes de batailles, entrecoupés de scènes psychologisantes où on découvre les liens familiaux de Natascha et ses remords. Des informations qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, qui ne servent et n’ont d’intérêt que sur une scène ou deux, au mieux un film mais guère plus.

Le film joue à fond la carte féminine : les femmes sont à l’honneur et ce sont des femmes indépendantes qui boivent de la bière à la bouteille, conduisent des motos, fracassent des mecs ; ce qui sous couvert de nous présenter une vision féministe de la femme ne fait que confirmer une vision machiste de ce qu’elle pourrait être. a savoir un surhomme sans les poils. Face à elle, les hommes sont violents, veules et pour tout dire vaguement ridicules. Heureusement qu’arrivent les deux veuves noires pour libérer les femmes de l’emprise des hommes (hommes qui les obligeaient à être violentes) grâce à une mystérieuse poudre rouge (ils ont pas osé le rose). C’est tellement pitoyable que cela en devient drôle. Un peu, parce que globalement on s’ennuie beaucoup pendant cet énième épisode de l’univers Marvel, un univers qui est de plus en plus consensuel (là on nous fait le coup de la non-violence), qui surfe maladroitement sur les effets de mode (on ne devient pas féministe en un tour de caméra) et ne produit même plus un divertissement de qualité.

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