The French Dispatch de Wes Anderson

Dans la ville française au doux nom d’Ennui-sur-Blasé, Arthur Howitzer Jr. (Bill Murray), le directeur de publication du magazine The French Dispatch, décède subitement d’une attaque cardiaque. Selon ses dernières volontés, le magazine qu’il a créé doit cesser de publier immédiatement et disparaitre à jamais. Les journalistes qui travaillaient avec lui à la confection du journal, bien que souhaitant respecter ses dernières volontés, décident de rédiger un numéro spécial pour rendre hommage au journaliste qu’il fut. Ce numéro spécial sera composé d’une nécrologie en bonne et due forme, et de quatre articles mémorables qui ont fait la réputation du journal. Le premier est un reportage du journaliste cycliste Herbsaint Sazerac (Owen Wilson) qui a parcouru la ville en long et en large et peut ainsi attester qu’elle n’a pas changé au fil des ans. Le deuxième écrit par J. K. L. Berensen (Tilda Swinton), critique d’art, décrit la carrière extraordinaire de Moses Rosenthaler (Benicio Del Toro), prisonnier et de sa muse Simone (Léa Seydoux), sa gardienne. Le troisième écrit par Lucinda Krementz (Frances McDormand) relate une manifestation étudiante façon jeu d’échec qui a secoué il y a peu la ville. Enfin le dernier article écrit par Roebuck Wright (Jeffrey Wright), raconte comment un commissaire de police française s’est accaparé les talents d’un prestigieux chef pour les besoins de ses enquêtes.

Difficile de faire pire. Il s’agit probablement du film le plus raté, le plus ennuyeux et le plus problématique de Wes Anderson puisqu’il montre dans ce film tous ses tics de mise en scène et on s’aperçoit que ce réalisateur est extrêmement maniéré et répétitif dans son travail et que, si son style n’est pas au service d’une histoire, alors tourne à vide et n’a finalement peu ou pas grand chose à dire ou à apporter au cinéma. Je crois que je ne me suis rarement autant ennuyée au cinéma. Et tout sonne faux : les acteurs, les situations, la mise en scène. Ce qui semblait être une comédie en plusieurs volets devient un film poussif, stéréotypé et triste.

Une réflexion sur “The French Dispatch de Wes Anderson

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