Y, The Last Man (saison 1) d’Eliza Clark

Epoque actuelle. Un mystérieux virus décime l’intégralité de la population mâle (humaine ou animale) de la planète, à l’exception de Yorick Brown (Ben Schnetzer) et de son singe, Ampersand.

Or Yorick n’est pas n’importe qui. Il est le fils de la vice-présidente des Etats-Unis, Jennifer Brown (Diane Lane) qui, suite au décès du président américain, est devenue non-officiellement la « présidente-en-cheffe ». Elle doit donc gérer une population féminine en panique et meurtrie par la mort de leurs proches. Persuadée que son fils Yorick est mort, elle dépêche des agents sur le terrain pour retrouver sa fille, Hero (Olivia Thirlby), ambulancière qui n’a pas donné signe de vie depuis la propagation du virus.

Série post-apocalyptique créée par Eliza Clark, adaptée d’un comics du même nom écrit par Brian K. Vaughan et Pia Guerra et diffusée sur Hulu. La série était prévue sur plusieurs saisons, mais en cours de diffusion de la première, les producteurs l’ont annulée. Et on comprend rapidement pourquoi.

Adaptée d’une série comics acclamée par la critique, elle-même librement inspirée de l’oeuvre éponyme de Mary Shelley (qui était un roman sur la possibilité de vivre après l’échec de la Révolution), cette série offre une vision politique à peu près nulle et une narration aussi poussive que décousue.

Rapidement, Yorick, qui devait être le seul humain mâle à avoir survécu, est rejoint par une galerie de personnages trans qui moyennant un suivi régulier de leur traitement ont pu échappé au châtiment sur le chromosome Y ce qui me parait douteux scientifiquement (soit ils sont porteurs d’Y et ils meurent soit ils ne sont pas porteurs d’Y et dans ce cas ils survivent, ce qui signifie aussi que des femmes porteuses du chromosome Y ont pu mourir et que Yorick a survécu car il ne porte pas le chromosome Y malgré son genre). On voit immédiatement que la créatrice a voulu faire un coup avec l’ajout de personnages trans dans son histoire, mais a priori elle l’a fait au détriment de la cohérence et de la logique narratives.

Passons. En terme d’écriture, la série se focalise sur un arc narratif principal autour de Yorick et sur des fils narratifs secondaires avec sa sœur Hero ou l’agent des services secrets envoyée pour protéger Yorick. Dans tous les cas de figure, les différents narrations accumulent les incohérences. La principale étant le fait que la présidente envoie le seul survivant (et son propre fils) à l’autre bout du pays avec pour seule protection une agent double qu’elle connait à peine. Même chose avec l’échec de l’attaque de la communauté de femmes ex-taularde par celles qui s’étaient retranchées dans un supermarché (le fait qu’elles puissent retourner tranquillou dans leur piscine m’a fait rire ce qui n’était pas le but). Et on pourrait multiplier les exemples.

Et ce n’est pas tout. Si les événements sont bourrés d’incohérences, les personnages eux aussi manquent de bon sens et de naturel. En gros, ils font des trucs que le spectateur comprend à peine et qui n’ont pas de réel impact sur la situation. Ils bouinent comme on dit et on s’ennuie beaucoup à les regarder bouiner. Et il y a des scènes comme quand l’ex-flic regonflent ses troupes où on y croit juste pas. Quant à l’épisode où on nous explique d’où elle vient, c’était juste inutile. Et je ne veux même pas perdre mon temps à m’appesantir sur cette vision soi-disant féministe de ce monde entièrement féminin et en proie à l’hystérie.

La nouvelle de l’arrêt de la série n’a donc pas été une surprise. La série aura eu pour seul mérite de faire parler des comics, ce qui est un peu juste en terme de création.

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