The Outsider de Richard Price

Le corps de Frankie Peterson, un enfant de onze ans, est retrouvé dans un sous-bois par un promeneur venu se dégourdir les pattes avec son chien. Arrivée sur place, la police découvre alors un corps mutilé et, semble-t-il, dévoré en partie. Rapidement des témoins affirment avoir vu le jeune Frankie monter dans la camionnette de son entraineur, Terry Maitland (Jason Bateman). Des analyses ADN dans la camionnette et sur le corps de la victime confirme la présence de Terry Maitland. L’inspecteur Ralph Anderson (Ben Mendelsohn) se charge alors d’arrêter Terry Maitland en plein match et devant l’ensemble de la communauté, sa culpabilité ne faisant alors aucun doute.

Terry Maitland lors des interrogatoires affirme avoir été au moment du crime (et au moment où il est vu par les témoins) à une conférence dans un autre Etat. La conférence ayant été filmé, une vidéo montre effectivement Terry Maitland parmi les participants. Ce dernier est même filmé en gros plan alors qu’il pose une question aux conférenciers. Son ADN est également retrouvé à plusieurs endroits du bâtiment où a eu lieu la conférence. Des personnes ayant mangé avec lui lors de la pause de midi confirment également sa présence.

Une personne ne pouvant pas être à deux endroits en même temps, le procès s’ouvre dans la plus grande confusion. Mais alors qu’il est emmené vers le tribunal pour être officiellement inculpé, Terry Maitland est tué par le frère ainé de la victime. Ralph Anderson, de plus en plus mal à l’aise avec la façon dont le présumé coupable a été exposé au public (ce qui a conduit à sa mort), commence à douter de sa culpabilité et décide avec d’autres enquêteurs de ne pas clore l’affaire.

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Paris police 1900 de Fabien Nury

Antoine Jouin (Jérémie Laheurte) est un jeune inspecteur au sein de la brigade criminelle de Paris. Il enquête sur le meurtre d’une jeune femme dont le corps découpé a été retrouvé dans les canaux de la Seine. Au total ce sont trois corps de femmes qui sont ainsi découvert dans la capitale. A chaque fois, la découpe du corps a été faite avec minutie, ce qui pousse les enquêteurs, dont Jouin, à penser que le tueur est soit un médecin soit un boucher.

Louis Lépine (Marc Barbé) vient d’être nommé préfet de Paris. Il déménage donc dans la capitale avec sa femme et occupe ses journées à suivre les agissements des anti-dreyfusards. En effet le procès de Dreyfus approchant, la capitale est secouée par les manifestations des pro et des anti-Dreyfus, au point que le préfet s’inquiète de possibles émeutes. Il fait surveiller la famille Guérin qui mène un combat acharné contre Dreyfus, avec le soutien de certains membres de l’armée.

Les deux hommes ne le savent pas mais bientôt ils vont devoir travailler main dans la main pour dénouer les fils d’un complot qui implique l’armée et la « corporation » des bouchers.

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OVNI(s) (saison 1), de Clémence Dargent et Martin Douaire

Didier Mathure (Melvil Poupaud) travaille pour le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) avec sa femme (Géraldine Pailhas) dont il est en instance de divorce. Un loupé lors du lancement de la fusée Cristale compromet soudainement sa carrière, lui qui se voyait déjà à la tête d’un nouveau programme spatial européen dénommé Ariane. Pour faire oublier cet échec, il est prié par son directeur de se rendre en France, au siège du Gepan (Groupe d’études de phénomènes aérospatiaux non-identifiés) pour évaluer l’intérêt de ses activités. Le Gepan est chargé d’enquêter sur les phénomènes d’ovnis observés en France. Didier doit clore tous les dossiers en cours, prouver que les ovnis n’existent pas et justifier ainsi la fermeture du service. Sur place, il rencontre Rémi (Quentin Dolmaire, qui a des faux airs de Michel Jonasz jeune), un stagiaire bénévole féru d’informatique, Véra (Daphné Patakia ) standardiste psychologue et Marcel (Michel Vuillermoz), seul véritable enquêteur de cette unité de recherche. Si pendant les premiers jours Didier est persuadé de pouvoir clore les affaires rapidement (pour revenir à son vrai travail), il déchante vite. Les affaires sont complexes et les membres du Gepan ne sont pas sans ressources ni arguments.

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Lovecraft Country (saison 1) de Misha Green

Démobilisé à la fin de la guerre de Corée, Atticus Freeman (Jonathan Majors) retrouve son oncle George (Courtney B. Vance) dans la ville de Chicago. Sur les conseils de Montrose (Michael K. Williams), le père absent d’Atticus, ce dernier décide de partir avec son oncle vers la ville d’Ardham dans le Massachussetts pour y découvrir, en suivant les indications de son père, des secrets sur la famille Freeman. Leti (Jurnee Smollett), une amie d’enfance d’Atticus, embarque avec eux dans ce road trip qui va les emmener à travers des Etats américains où la législation Jim Crow est encore en vigueur.

George, spécialisé dans l’écriture de guide voyage à destination des personnes de couleur voulant éviter les rencontres malencontreuses avec les racistes blancs, établit un itinéraire pour leur éviter les endroits les plus dangereux, tout en sachant bien qu’ils devront à certains moments traverser des Etats ouvertement racistes. L’équipe se prépare donc au pire, mais elle est loin d’imaginer les horreurs dont elle va être le témoin (et la victime).

Sur le papier, l’idée d’utiliser le « fond culturel » de Lovecraft, que ce soit au regard de l’époque pendant laquelle ont été écrits ses romans ou plus spécifiquement pour interroger la vision raciale que l’auteur déploie dans son univers, dans le but éventuel de confronter l’auteur et son œuvre à son époque et d’en tirer des enseignements pour aujourd’hui, paraissait extrêmement séduisante. Sauf que cette idée que sous-tendait le roman de Matt Ruff, dont s’inspire la série (on ne comprend pas d’ailleurs très bien le lien entre le roman et la série, l’auteur de la série parlant davantage de continuation plutôt que d’adaptation) n’a pas été mené à son terme si l’on en croit le boggan (Lovecraft Country, le roman), se limitant à quelques assertions prononcées ici ou là par certains personnages dans le roman, sans que l’on puisse véritablement parler de réflexion. Avec un matériaux aussi faible intellectuellement, l’auteur de la série avait donc fort à faire pour coller avec les attentes que laissait supposer l’association de Lovecraft avec le réalisateur de la série Underground sur le célèbre chemin de fer clandestin qu’empruntaient les esclaves pour quitter les états du sud. Malheureusement, le prochain réalisateur de Tomb Raider n’a pas les épaules pour un tel projet, même si au détour de quelques scènes il nous permet de voir ce qu’aurait pu être Lovecraft Country.

Rarement il m’a été donné de voir une série aussi mal filmée, à quelques exceptions près, et avec une direction d’acteurs aussi calamiteuse. Comme à peu près tous les acteurs de la série sonnent faux, on ne peut qu’incriminer le réalisateur qui n’a pas su les diriger ou n’a pas vu le désastre. Mais sur certaines scènes, on a mal aux oreilles rien que de les entendre.

Ensuite, visiblement ceux qui ont tourné les scènes de sexe (hétéro ou homo) ont un problème avec la représentation de ces rapports. Toutes les scènes de sexes sont vulgaires et surtout hyper violentes. Je ne veux même pas essayer de trouver une explication psychologique à ce fait, en surinterprétant la psyché des personnages. Je crois qu’on est là dans un cliché commun aux réalisateurs de télé, qui voient dans le sexe une performance et une activité bestiale parce qu’uniquement physique. Navrant mais si prégnant dans une culture fascinée par les tueurs en série et le porno.

Ensuite la multiplication des récits parallèles entre l’Amérique et la Corée, ajoutée à la cacophonie des scènes surnaturelles (cacophonie ou incohérence c’est selon), rend le propos initial sur le racisme aux Etats-Unis complétement inaudible. Et pourtant certaines scènes au début de la série laissaient augurer une réflexion plus intéressante, quand il apparait que pour les protagonistes de cette histoire une créature de Lovecraft (comme le Shoggoth) était moins dangereuse qu’un flic en uniforme. Cette idée transparait une ou deux fois dans la saison, mais elle est noyée dans un récit tellement inepte parfois qu’on se prend à regretter de voir ce que l’on voit et surtout de ne pas voir ce qui aurait du être.

The Expanse (saison 5) de Mark Fergus et Hawk Ostby

Le Belter Marco a décidé d’entrer en conflit avec la Terre pour assurer l’indépendance des siens. A ses côtés se trouve son fils Philip qu’il a eu avec Naomi Nagata. Cette dernière découvrant les projets de Marco prend la décision de partir seule pour aller récupérer son fils. Pendant ce temps, James Holden suit les réparations du Rosinante. Alex rentre sur Mars pour revoir sa famille et Amos sur la Terre pour aller se recueillir sur la tombe de celle qui l’a élevé. Les menaces de Marco se concrétisent rapidement. La Terre se trouve alors attaquée par des météorites qui ont échappé à ses radars. Ces événements précipitent la chute du gouvernement Avasarala, et le repli de cette dernière sur Luna où tout est entrepris pour mettre fin aux attaques et contrer Marco. Reste à préserver la paix fragile entre Mars, la Terre et les Belters. Lire la suite