14-18: vivre et mourir dans les tranchées de Rémy Cazals et André Loez

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Introduction:

L’objectif du livre est de décrire l’équilibre dans le déséquilibre ou comment les hommes de 14-18 se sont habitués, adaptés à la guerre.

Les sources sont principalement les écrits des soldats, carnets, lettres, récits rédigés. Les soldats sont des hommes ordinaires à la différence des 300 textes recueillis par Jean Norton Cru, qui sont pour la plupart des écrits d’officiers ou de professionnels de l’écriture.  Dans ce livre, les écrits sont le fait de simples soldats, ils donnent donc à lire une autre guerre, celle vécue par le bas de la hiérarchie.

Jacques Meyer en 1966 avait déjà publié une « Vie quotidienne des soldats de la Grande Guerre ». Ce nouvel ouvrage ambitionne de le compléter en apportant de nouvelles informations sur cette période, au regard des nouvelles connaissances historiques. De plus, l’ouvrage aborde des sujets plus difficiles à traiter par le passé, comme la question de la sexualité ou celle de l’indiscipline.

Qui sont les combattants de 14 ? Ce sont des civils, mobilisés dans l’urgence. Ils ont entre 20 et 48 ans. Certains iront dans les tranchées, appelées le Premier cercle en référence à Dante et à son enfer. D’autres non, car ils auront de quoi l’éviter. On ne peut donc pas englober dans un quotidien unique tous les combattants : ils sont différents par leurs origines, leurs opinions, leur niveau d’éducation. Leur regard sur la guerre n’est donc pas le même et pourtant tous vont en faire l’expérience. Lire la suite

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14-18: vivre et mourir dans les tranchées de Rémy Cazals et André Loez

Un ouvrage précis, sobre, sans fioritures ou effets de manche intellectuels. Les auteurs — ils le disent clairement en fin d’ouvrage — partent d’un parti pris épistémologique et historiographique qui est de faire confiance, même s’il convient de prendre les précautions d’usage de la méthode historienne, aux poilus, aux combattants eux-mêmes lorsqu’ils racontent la guerre qu’ils ont vécu. En comparant les centaines de témoignages, les auteurs peuvent donc en conclure à la sincérité (même pudique, même retenue, même parfois voilée) du propos. C’est donc la guerre vue des tranchées, c’est le vécu et le ressenti des combattants que l’on découvre.

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