Batman v. Superman: Dawn of Justice de Zack Snyder

Avec l’été arrive le temps des nanars version grands studios américains, autrement appelés blockbusters. Nanar n° 2 : Batman v. Superman: Dawn of Justice. Dix-huit mois après la bataille destructrice qu’a livré Superman (Henry Cavill) contre Zod dans Metropolis , ce dernier est devenu une figure controversée, certain lui reprochant d’être un alien potentiellement dangereux pour le reste des humains. Parmi eux, Batman (Ben Affleck) qui voit en Superman une menace et Lex Luthor ( interprété par un Jesse Eisenberg insupportable) qui voudrait développer une arme aussi puissante que Superman en utilisant la kryptonite. Quant à Superman, il voit en Batman un justicier masqué, qui agit de son propre chef et impose sa vision de la justice sur Gotham. En d’autres termes : un tyran. Tout ce beau monde agit donc au nom de la liberté pour la préserver contre la tyrannie de l’autre (c’était le moment subit du film).  Il est donc temps que les deux super-hommes se tapent dessus… Lire la suite

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Gone Girl de David Fincher

Où il est important de bien noter la construction du film, et les choix de narration, pour ne pas tomber dans le piège de Fincher et bien comprendre quel était l’objectif de son film et de quelle manière il prétend l’atteindre. Car, oui, cela fait longtemps qu’on le dit ici (et ailleurs*), la fiction a un pouvoir immense, celui de véhiculer des idées, et par là même de façonner l’imaginaire et donc la culture politique de ceux qui l’imbibent. Attention spoilers. Lire la suite

The Town de Ben Affleck

https://lesboggans.files.wordpress.com/2010/10/28d53-thetownmovie.jpg?w=175&h=259Filmer les quartiers irlandais de New York ou de Boston est l’un des apports relativement récent du cinéma hollywoodien. La vague actuelle qui surfe sur cette thématique a commencé, d’après ce que j’en sais, avec « Mystic River » de Clint Eastwood qui adaptait Denis Lehane en 2003. On y découvrait la communauté américano-irlandaise d’aujourd’hui, son identité très forte puisant tout droit dans le souvenir des migrations du XIXe siècle et dans l’hostilité que ces Irlandais avaient rencontré en arrivant dans cette Terre Promise qu’était l’Amérique. On pense alors, bien sûr, à « Gangs of New York » de Marteen Scorcese, pour lequel un critique avait parlé de « near-great movie, » qualification qui, à mon avis, lui va parfaitement. On retrouvait les Irlando-Américains dans « Road to Perdition » (Sam Mendes) qui lui aussi était un bon film raté et on voyait comment cette communauté, en bute à l’hostilité, s’était repliée sur elle-même, à l’instar des Italiens ou des Polonais ou des Russes, élaborant, re-créant son propre code, ses propres valeurs, sa propre mafia. Lire la suite