Thor: Ragnarok de Taika Waititi

A la fin d’Avengers: Age of Ultron, Thor (Chris Hemsworth) avait maille à partir avec le démon Surtur. Thor: Ragnarok reprend alors que notre héros est toujours face au démon et tente de s’en débarrasser. Ce qu’il fait avec une relative simplicité, ce qui lui permet de s’offrir au passage le luxe de découvrir qu’Odin (Anthony Hopkins) n’est plus à Asgard et que la cité va bientôt affronter son pire cauchemar, à savoir son entière destruction. De retour à Asgard, Thor confond Loki (Tom Hiddleston) qui se faisait passer pour Odin et prétendait que Loki était mort en héros. Puis les deux frangins décident d’aller voir leur père en utilisant au passage la magie du docteur Strange (Benedict Cumberbatch), qui leur apprend qu’ils ont une soeur Hela (Cate Blanchett), plutôt bonnasse mais genre déesse de la mort qui veut non pas détruire Asgard mais s’en emparer. Cette dernière a d’ailleurs la (mauvaise) idée d’envoyer Thor sur une planète poubelle, ce qui conduit le spectateur a de pénibles et longues scènes à l’esthétisme douteux. Lire la suite

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Doctor Strange de Scott Derrickson

Dans un monastère vraisemblablement tibétain, un puissant magicien dérobe la page d’un manuscrit interdit puis s’enfuit en ouvrant un portail vers Londres. Poursuivit par l’un des gardiens du monastère, il parvient à s’échapper avec le précieux document. Pendant ce temps, le docteur Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) procède à une énième opération chirurgicale en écoutant sa musique préférée et en frimant sur ses extraordinaires capacités de chirurgien et de  mélomane. Entre deux opérations, il sauve la vie d’un homme déclaré mort, tente de séduire une collègue puis rentre chez lui plutôt fier de lui-même. Amateur de voiture de course, il est victime d’un accident de la route en se rendant à une conférence médicale : il survit mais perd en partie l’usage de ses précieuses mains. Malgré de multiples opérations et sessions de rééducation, Stephen Strange ne parvient pas à retrouver sa dextérité, il décide alors de s’en remettre aux soins occultes et part pour un mystérieux monastère dont les enseignements auraient permis à l’un de ses patients de retrouver complètement l’usage de ses jambes… Lire la suite

Sherlock (saison 4) de Mark Gatiss & Steven Moffat

Après être revenu d’entre les « morts » dans la précédente saison et avoir fait le bouffon puis tué de sang -froid un milliardaire maître chanteur, Sherlock (Benedict Cumberbatch) fait donc un rêve dans lequel il résout une affaire à l’époque victorienne (dans un final à la Agatha Christie fait de suffragettes qui se veut un hommage aux femmes, I presume) avant de revenir au temps présent, fait de pouponnage pour Watson (Martin Freeman) et son épouse ancienne espionne, Mary (Amanda Abbington), et de se ré-atteler, à la demande du pauvre Lestrade toujours dépassé (Rupert Graves), à la résolution de mystères plus difficiles les uns que les autres… pour culminer par le mystère le plus difficile de tous, celui qui va confronter Sherlock aux démons de son propre passé. The game is on. 

Or is it? Lire la suite

Sherlock, Christmas Special: The Abominable Bride de Mark Gatiss et Steven Moffat

Depuis la précédente saison, les scénaristes de Sherlock s’amusent avec le personnage du détective au point de le faire parfois passer pour un bouffon. Vraisemblablement le prix à payer pour rendre ce personnage ultra-intelligent et peu social sympathique aux yeux du plus grand nombre. A l’occasion de la période Noël, comme il est de tradition à la télévision anglaise, les scénaristes s’offrent une bouffonnerie de plus, intitulé The Abominable Bride.

Dans cet épisode spécial, ils dérogent au principe même de la série jusqu’alors, puisqu’ils ont décidé de replonger Sherlock dans son époque (et non dans notre époque contemporaine comme habituellement). La question était de savoir si l’épisode serait complètement déconnecté du reste de la série ou si des liens seraient artificiellement ménagés entre les deux périodes. Partisane de la première solution, j’ai vite compris dès les premières images que les scénaristes avaient voulu à tout prix lier les deux Sherlock. Nous quittions donc Sherlock à bord d’un avion, condamné à l’exil mais rappelé immédiatement auprès de sa Majesté suite à la réapparition de Moriarty. Le voilà à présent plongé dans l’époque victorienne, en proie à une sombre histoire de fiancée fantomatique (et tueuse à ses heures perdues), derrière laquelle semble se mouvoir l’ennemi de toujours, celui qui devrait être mort : Moriarty bien sûr.

Les fantômes du passé nous guident dans le présent, et c’est sur cet adage que les scénaristes ont construit un épisode aussi inutile que déconcertant. Lire la suite

The Fifth Estate de Bill Condon

Le titre du film donne en partie une idée de sa thèse : les réseaux type Wikileak, parce qu’ils permettent le partage immédiat de documents classés (tout en protégeant leur source), sonnent le glas des média traditionnels (presse notamment), se révélant alors comme ce cinquième pouvoir capable de redéfinir les contours de nos démocraties. Voici donc l’histoire de Julian Assange, créateur de Wikileak, que le film présente comme le nouveau chapitre des relations entre les dirigeants et ceux qu’ils dirigent. Une rééquilibrage nécessaire pour redonner (enfin) aux masses le pouvoir de contrôler leur élus par une absolue et inconditionnelle transparence.  Lire la suite