Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier

Arthur VlQuai d'Orsay de Bertrand Tavernieraminck, jeune diplômé, s’apprête pour son premier entretien au cabinet du ministre des Affaires Étrangères. Son costume est dépareillé, ses chaussures peu au goût du jour et crottées, mais il s’en fiche et ne sait pas s’il a vraiment envie de travailler pour le Ministre. Quelques heures plus tard, Arthur ressort du ministère lessivé, comme s’il avait été emporté par un cyclone. Sa rencontre avec Alexandre Taillard de Worms a été épique et c’est presque malgré lui qu’il s’est vu confié la responsabilité des « langages ». En d’autres termes, Arthur doit écrire les discours du bouillonnant ministre. Tâche simple en apparence, mais qui s’avère des plus périlleuses, car Arthur doit jongler entre les avis des autres membres du cabinet, les suggestions des « amis ou proches » du ministre et le ministre lui-même, souvent inspiré par ses lectures quotidiennes. De quoi s’arracher les cheveux…

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La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier

France. 1562, en pleine guerre de religion. Marie de Mézières aime depuis son plus jeune âge le duc de Guise. Elle est pourtant promise à son frère Mayenne, mais les deux amoureux n’y voient pas là raison à s’alarmer. Tout se complique quand le père de Marie décide de rompre l’engagement oral pris avec les Guise pour la marier au fils du Prince de Montpensier. Elle se soumet non sans peine à la volonté de son père, désireuse d’accomplir son devoir de femme auprès de son nouveau mari. Le couple part vivre dans leur résidence, mais le Prince est rapidement appelé par le roi Charles IX pour faire la guerre. Marie est donc laissée seule, sous la surveillance/compagnie du duc de Chabanne, proche ami de son époux. A son contact, elle décide d’apprendre à lire et à écrire, toujours aussi désireuse de s’accomplir en tant que parfaite épouse. Le retour en grâce du duc de Guise vient mettre à mal les résolutions de Marie. Elle qui se croyait débarrasser de son amour de jeunesse, n’admet pas sa faiblesse et croit la dominer. Lire la suite

Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier

https://i1.wp.com/www.lesancresnoires.com/images/dans-la-brume-electrique.jpgIl arrive parfois qu’un film vous hante. C’est le cas de le dire avec In The Electric Mist de Bertrand Tavernier.

Après avoir vu la version américaine, malgré son montage qui m’avait laissé perplexe pour ne pas dire déçu, malgré des scènes que je ne trouvais pas raccords les unes avec les autres, malgré une impression d’inachevée, il n’en restait pas moins une impression agréable, un peu poisseuse, d’un film qui me restait à l’esprit, qui occupait mes pensées.

C’est J. qui a attiré mon attention sur un article du Monde, relatant les déboires de Tavernier avec son monteur et comment, pour la sortie française, le réalisateur avait refait le montage et ajouté 30 minutes de film. Du coup, j’ai eu vraiment envie de le voir, surtout après qu’on ait reparlé des films précédents de Tavernier avec M.& F., lors du week-end de Pâques.
Convaincant H., nous sommes allés aux Cinéastes donc… et tout fut révélé.

J’y ai vu un film dont le montage retrouvait tout son sens, la voix-off également (qui reste peut-être parfois trop appuyée), les scènes conservées et coupées dans la version US redonnent une vie et un intérêt à l’intrigue policière elle-même qui, à son tour, n’en souligne que mieux les enjeux psychologiques et sociaux.

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