Knight of Cups de Terence Malick

Difficile de résumer ce film, d’autant qu’à priori je n’en ai pas compris la moitié (à ma décharge, le film n’est qu’un long monologue ponctué d’allusions absconses sur la vie des personnages, ce qui le rend difficile à suivre et à comprendre). Le film s’ouvre sur le récit d’un conte que le père du personnage principal lisait souvent. Il y a bien longtemps, le Roi de l’Est a envoyé son fils en terre d’Egypte pour trouver une perle. Arrivé en Egypte, le Prince est accueilli par les habitants qui le font boire dans une coupe. Aussitôt, le prince oublie qu’il est le fils d’un roi et sombre dans un rêve éveillé qui le tient loin des siens et de son dessein. Le roi envoie alors des messagers pour retrouver le Prince et lui rappeler qui il est. Rick (Christian Bale) est scénariste pour le cinéma, il vit à Santa Monica et ne sais pas bien ce qu’il veut, où il doit aller et vers qui se tourner pour donner un sens à sa vie. L’un de ses frères est mort brutalement, l’autre est en errance et doit être aidé s’il veut éviter la rue, son père est écrasé par la culpabilité (la mère semble être morte depuis longtemps). Tels des messagers, plusieurs femmes vont partager le quotidien de Rick, chacune d’elle essayant à sa manière de le sortir de sa torpeur. Lire la suite

Exodus: Gods and Kings de Ridley Scott

Typiquement un film du vendredi soir, quand tu es bien fatigué de ta semaine et que tu cherches un film décérébré mais spectaculaire. Exodus semblait le film adéquat par un réalisateur adepte des films d’action et porté depuis quelques temps sur la reconstitution de grandes fresques historiques qui en mettent plein la vue. Là où des films comme 300 ne nous font même pas vaguement sourire, tant le propos est naze et outrancier, les films de Ridley Scott parviennent à nous faire passer un bon moment. Certes il faut parfois fermer les yeux sur ses partis-pris artistiques qui sont autant de non-sens historiques, mais globalement on peut espérer un film bien filmé, avec des scènes impressionnantes et un vrai sens du spectacle. Lire la suite

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

Après l’immense succès du Dark Knight et de son Joker effrayant (Heath Ledger), l’impatience engendrée par la promotion du film faisait que tout le monde se demandait: le dernier Batman serait-il meilleur que le deuxième ? Le fait est que Nolan conclut sa trilogie sur Batman après avoir délivré un deuxième film bien meilleur que le premier, ce qui avait suscité une attente (trop ?) importante pour ce dernier volet. Alors qu’en est-il ?

Huit ans ont passé, donc, depuis les évènements du Dark Knight, et la paix règne à Gotham City, grâce à la loi Dent, du nom du procureur décédé dans le précédent opus, mais une nouvelle menace pèse sur la ville, bien pire que les précédentes, avec un pouvoir de destruction considérable. Cette menace porte un nom : Bane (Tom Hardy).

The Dark Knight Rises se révèle heureusement être plus que la suite d’un blockbuster à succès. Il est à la fois la conclusion satisfaisante d’une trilogie et un film saturé de références, tenant un propos sur la société américaine et sur la société occidentale en général. Lire la suite