Tenet de Christopher Nolan

Lors d’une représentation dans une salle de spectacle à Kiev en Ukraine, une attaque terroriste est lancée contre une personnalité politique. Des unités de la CIA déjà sur place tente d’empêcher l’attaque. Parmi elles se trouve un homme que le récit appelle le Protagoniste (John David Washington), qui lui sait que l’attaque est un leurre pour masquer le vol d’une mallette contenant du plutonium.  La mission du Protagoniste est un échec, puisqu’il découvre que le plutonium n’est pas là, mais elle aurait pu être plus dramatique si un inconnu ne lui avait pas sauver la vie. Néanmoins capturé par des Russes (responsable de la fausse attaque), le Protagoniste choisit d’avaler une capsule de poison craignant de parler pour découvrir finalement que la capsule est sans effet et que cette mascarade, y compris l’attentat, n’avait pour but que de prouver sa loyauté. Il est ensuite emmené dans un laboratoire où une jolie scientifique lui explique que dans le futur un scientifique a réussi à créer une machine capable d’inverser des objets pour les faire remonter dans le temps et que cette technologie est tombée dans les mains d’un milliardaire russe, Sator (Kenneth Branagh) bien décide à en finir avec l’humanité. Le Protagoniste va donc devoir lutter contre cet homme qui manie le temps à sa guise. Lire la suite

Dunkerque de Christopher Nolan

Juin 1940. Les troupes françaises et anglaises en déroute sont acculées dans le port de Dunkerque, dans l’attente d’une évacuation. Parmi eux, Tommy (Fionn Whitehead), un soldat de l’armée de terre qui va tenter par tous les moyens et pendant une semaine d’embarquer sur l’un des navires de guerre anglais envoyés pour évacuer les troupes. Mais dans le chaos de la déroute, chacun joue des coudes pour embarquer le premier. Pour pallier le manque de navires de guerre envoyés par le commandement, la marine anglaise décide de réquisitionner des bateaux civils. Mr. Dawson (Mark Rylance), son fils Peter et un jeune aide prénommé George, mettent le cap sur Dunkerque sans attendre les officiels anglais. Il leur faudra une journée pour faire l’allée-retour dans cette zone de guerre. L’armée allemande veut en effet empêcher l’évacuation des troupes et elle torpille les navires anglais ou les bombarde avec son aviation. La Royal Air Force est envoyée en renfort pour protéger ces navires, leur réservoir ne leur permettant de ne faire qu’une heure d’intervention, soit comme le rappelle son supérieur au pilote Farrier (Tom Hardy), quarante minute d’engagement avec l’aviation allemande. Tout est paré pour nous raconter « the event that shaped our world ».

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Nos 10 meilleurs films de 2014

Vous l’attendiez avec impatience, voilà enfin le top 10 des films 2014 des Boggans.

9. ex-aequo People Mountain, People Sea, de Changjun Cai : un western moderne dans ce Wild Wild East chinois globalisé (un eastern?). C’est dense, pessimiste, violent et poétique.

American Hustle, de David O. Russell : le côté foutraque, jouissif et déjanté ne peut que séduire. Et Jennifer Lawrence en bimbo à fourrure, ça marche !

8. A Touch of Sin, de Jia Zhangke : le théâtre chinois revisite le capitalisme sauvage et les destins brisés qu’il engendre. Se prendre en main, être un individu, passe par la violence, contre les autres ou contre soi. Terrifiant et réussi.

7. Under the Skin, de Jonathan Glazer : un ovni (ah, ah) avec une Scarlet Johannsson en mante religieuse from out of space.  Déconcertant et hypnotisant.

6. Le Vent se lève, de Hayao Miyazaki : ce ne sera pas celui qu’on préfère dans l’oeuvre du maître, mais ses interrogations essentielles et existentialistes sont toujours là et évoquées avec la même poésie et le même humanisme.

5. Interstellar, de Christopher Nolan : parce qu’on avait pas vu de tels images depuis… depuis… hé bien en fait c’est la première fois qu’on voit de telles images, à la fois de la Terre et de l’espace.

4. Ida, de Pawel Pawlikowski : un film à la photographie noir et blanc magnifique qui nous montre une Pologne du début des années 60 entre catholicisme, mémoire de la Shoah et impossibilité du rêve communiste, le tout sur fond de blues américain et de road-movie d’une femme qui incarne tous ces thèmes, entre force et fragilité. C’est âpre et c’est bouleversant.

Et les trois premiers sont: Lire la suite

Interstellar de Christopher Nolan

Dans une campagne américaine très proche de l’imagerie des années 1930 , du Dust Bowl et de la Grande Dépression, Cooper semble faire partie d’un temps révolu, où les ingénieurs regardaient le ciel pour savoir comment aller sur Mars ou comment en savoir plus sur notre univers. Dans le présent de Cooper, la Terre est devenue l’ennemie et les hommes se sont résignés à subir les catastrophes naturelles qu’elle leur fait subir comme s’il s’agissait d’une punition divine. Toute l’économie terrestre se porte sur l’agriculture, les budgets de la défense, de la recherche spatiale et, on suppose, des autres domaines d’activités humaines ont été gelés, leurs fonds transférés vers la seule activité encore utile, l’agriculture. Les jeunes sont poussés vers la culture de la terre et la recherche agroalimentaire, dans l’espoir de conjurer la disparition progressive des céréales. Les enseignants vont même jusqu’à prétendre que la conquête spatiale n’a jamais existé, qu’elle n’était que l’un des rouages de la lutte contre le communisme. L’entêtement est tel que Cooper se moque des agriculteurs ayant refusé de se mettre au maïs, seule plante encore cultivable, sans voir que ce dernier est le prochain à disparaitre, sans se poser la question de ces disparitions. L’humain se résigne alors à s’adapter, même si des personnes comme Cooper, ex-pilote de la NASA, ne supportent plus ce renoncement et reste fascinés par les technologies d’antan. Lire la suite

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

Après l’immense succès du Dark Knight et de son Joker effrayant (Heath Ledger), l’impatience engendrée par la promotion du film faisait que tout le monde se demandait: le dernier Batman serait-il meilleur que le deuxième ? Le fait est que Nolan conclut sa trilogie sur Batman après avoir délivré un deuxième film bien meilleur que le premier, ce qui avait suscité une attente (trop ?) importante pour ce dernier volet. Alors qu’en est-il ?

Huit ans ont passé, donc, depuis les évènements du Dark Knight, et la paix règne à Gotham City, grâce à la loi Dent, du nom du procureur décédé dans le précédent opus, mais une nouvelle menace pèse sur la ville, bien pire que les précédentes, avec un pouvoir de destruction considérable. Cette menace porte un nom : Bane (Tom Hardy).

The Dark Knight Rises se révèle heureusement être plus que la suite d’un blockbuster à succès. Il est à la fois la conclusion satisfaisante d’une trilogie et un film saturé de références, tenant un propos sur la société américaine et sur la société occidentale en général. Lire la suite