007 Spectre de Sam Mendes

Le problème avec les reboots, c’est qu’ils prennent les spectateurs pour des buses, tôt (en général) ou tard.

Dans le cas de la franchise James Bond, nous aurons eu une petite dizaine d’années de répit, depuis le nouveau départ avec Daniel Craig dans Casino Royale en 2006 . Bon, c’est déjà pas mal, mais là, avec Spectre, les producteurs ont décidé de se rattraper et de se petit-suicider dans une apothéose de connerie abyssale. Mais je m’emporte. Reprenons.

Coulant de paisibles vacances au Mexique où il profite des festivités de la fête des Morts pour maraver la gueule à un type visiblement méchant en manquant de s’écraser en hélico, James se dit que, décidément, il ferait mieux de retourner à Londres, ce qu’il fait illico (ah, ah), le temps pour nous de découvrir un générique hideux et une chanson qui fait saigner des oreilles. Lire la suite

Django Unchained de Quentin Tarentino

https://lesboggans.files.wordpress.com/2013/02/95626-django-unchained-graywhitemain-drop.jpg?w=308&h=4441858. Quelques années avant la Guerre civile américaine. Django, un esclave, est amené par les frères Speck vers son nouveau propriétaire. En chemin, il croise la route d’un dentiste allemand, reconverti en chasseur de primes, le Docteur Schultz. Ce dernier recherche un esclave capable d’identifier trois personnes recherchées par les autorités américaines. Django étant le seul dans la chaîne des esclaves à avoir cette capacité, le docteur Schultz l’achète, puis fait un marché avec lui: sa liberté ainsi qu’un paquet d’argent en échange de sa collaboration dans la capture des trois brigands. Django accepte et finit par devenir l’associé de Schultz et le premier chasseur de primes noir.   Lire la suite

Inglorious Basterds de Quentin Tarantino

C’est un western avec des nazis et des juifs, des GIs et des civils français à la fois dans la réalisation comme dans la musique. C’est un hommage au cinéma, notamment au cinéma français *et* allemand des années 40. C’est un hommage aux films de genre. C’est enfin et surtout un hymne à la gloire et à la saveur des langues, de leur musique, de leur complémentarité, de leur manière de voir et de penser.

C’est le dernier Tarentino, Inglorious Basterds et c’est un très bon film.

Je ne suis pas un grand fan de Tarentino: j’avais beaucoup aimé Pulp Fiction, par lequel j’avais commencé (au cinéma au lycée) continuant par Reservoir Dogs. Jackie Brown m’avait ennuyé et j’avais été totalement hermétique à Kill Bill n’ayant pas réussi à aller au bout du premier, le trouvant trop appuyé, trop « je suis ridicule mais je suis conscient de l’être donc je ne le suis pas » (une sorte de film post-moderne de genre…). Quant à Boulevard de la mort, pas vu, pas pris.

Et pourtant, là, c’est excellent.

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