Irrational Man de Woody Allen

Woody Allen réalise un film par an, a décidé il y a quelques années (fort du succès de ses films sur le vieux continent) de poser sa caméra en Europe : après trois films réalisés à Londres (Match Point, Scoop, Le rêve de Cassandre), puis un film en Espagne (Vicky, Cristina, Barcelona), un à Paris (Midnight in Paris), et un dernier à Rome (To Rome with Love), Woddy Allen semble revenir à ses premiers amours : New York, le milieu universitaire et les histoires d’amour version midinette. Quand on fait de la quantité, généralement la qualité est moindre et c’est bien tout le problème de ce réalisateur. Le dernier film que j’ai aimé de lui était Midnight in Paris, depuis j’en ai raté quelques uns mais le peu que j’ai vu m’a toujours laissé cette impression de déjà-vu. Pire on a l’impression que depuis de nombreuses années, il radote grave le pépère. Au moins il a arrêté de jouer dans ses films, c’est toujours cela de pris.

Irrational Man peut se résumer en une phrase : un professeur de philosophie, Abe (Joaquin Phoenix), qui jusque là n’arrivait pas à s’engager autrement que par ses vaines prises de paroles (ses engagements humanitaires lui ayant laissé l’impression de se battre contre l’impossible), trouve du réconfort à l’idée de tuer quelqu’un, d’agir enfin concrètement pour changer la vie des autres. Sa décision prise, lui, qui jusqu’à présent n’arrivait plus à vivre, à respirer, à apprécier la vie (et à faire l’amour), redécouvre la vie, le désir, l’appétit et croit alors avoir accompli le crime parfait tout en œuvrant pour le bien commun. Lire la suite

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Birdman : ou (la surprenante vertu de l’ignorance) d’Alejandro González Iñárritu

Riggan Thomson (Michael Keaton) est une ex-star hollywoodienne, connue pour avoir incarné le super-héros Birdman. Cependant, depuis son refus de faire Birdman 4, il n’est plus rien. Voulant relancer sa carrière à Broadway, il décide de monter, mettre en scène et jouer dans une adaptation (qu’il écrit également) d’une nouvelle de Raymond Carver, « What Do We Talk About When We Talk About Love » (« Parlez-moi d’amour »). Pour cela, il doit jongler entre son ego (et sa tendance à la schizophrénie, parlant avec son alter-ego, Birdman, qui le pousse à redevenir le super-héros), des comédiens capricieux, dont Mike (Edward Norton), la coqueluche des critiques qui fait son « aaaartiste », ou Lesley (Naomi Watts), la jeune comédienne qui a toujours rêvé d’être à Broadway, mais également sa fille (Emma Stone) dépressive/ colérique/ sensible. Son agent (Zach Galifianakis) essaie tant bien que mal de le suivre dans cette galère… Lire la suite

The Amazing Spiderman 2 de Marc Webb

Gros flashback de la mort qui tue en ouverture de film où l’on voit le père de Peter Parker détruire ses araignées dans son laboratoire, quitter son lieu de travail précipitamment, rentrer chez lui pour enregistrer un message et confier son film à sa famille avant de quitter le territoire américain avec sa femme. Dans l’avion qui les emmène loin de leur fils, les parents Parker sont attaqués par le commandant en second et ils ont beau se défendre du mieux qu’ils peuvent (le papa Parker a un bon jeu de mains), ils ne parviennent qu’à se débarrasser de leur attaquant alors que l’avion chute irrémédiablement. Papa Parker a alors le temps d’envoyer un fichier (à qui ? contenant quoi ?) avant de s’écraser au sol. Lire la suite