Grâce à Dieu de François Ozon

Alexandre (Melvil Poupaud) affiche une réussite professionnelle et sociale exemplaire : il habite un vaste appartement dans le centre-ville de Lyon et travaille à Paris dans le milieu bancaire ; il est marié et père de quatre enfants. Fervent catholique, il a élevé ses enfants dans la foi, malgré les abus dont il a été victime enfant de la part d’un prêtre (Bernard Verley). Alors qu’il pensait avoir tourné la page, il découvre avec stupeur que ce prêtre continue à exercer auprès d’enfants. Il décide d’alerter monseigneur Barbarin (François Marthouret), cardinal et archevêque de Lyon, persuadé que ce dernier qui s’est engagé publiquement auprès des victimes de sévices, va écarter le prêtre de sa charge. Les premiers courriers échangés avec lui laissent à penser que l’affaire va être traitée dignement et dans les meilleurs délais. Mais au fil des semaines, Alexandre s’impatiente de la lenteur des procédures. Las de voir l’Église si peu hâtive à prendre des mesures nécessaires, Alexandre se tourne vers la justice et découvre qu’il n’est pas le seul à avoir subi les agressions de ce prêtre. Lire la suite

Eté 85 de François Ozon

A l’été 85, Alexis (Félix Lefebvre) a 16 ans, pense s’orienter vers un bac littéraire comme le lui conseille son professeur de français qui pense qu’il a un vrai talent d’écrivain, hésite cependant à poursuivre ses études pour aller chercher un travail, car son père étant docker et sa mère femme au foyer, la famille ne roule pas sur l’or. En attendant et peut-être aussi pour l’aider à réfléchir à son avenir, Alexis profite des bienfaits de la plage et de la navigation. Lors d’une sortie en mer, il est pris dans une tempête et chavire. Un jeune homme (Benjamin Voisin) vient alors à son secours et le ramène à bon bord avec son bateau. Il l’invite ensuite chez lui pour qu’il puisse se changer. Alexis rencontre alors la mère du jeune homme, Mme Gorman (Valéria Bruni-Tedeschi)  en même temps que leur vaste propriété sur les hauteurs. Il va surtout se lier d’amitié avec David, son sauveteur et bientôt son amant. Lire la suite

Frantz de François Ozon

Après guerre dans un village en Allemagne. Anna (Paula Beer), une « veuve blanche », vient fleurir tous les jours la tombe de son fiancé Frantz  avant de rejoindre les parents de ce dernier. La vie dans cette petite bourgade de province allemande parait terne, il est en effet bien difficile de se sortir de ces années de guerre. Un jour, alors qu’elle se rend pour la énième fois sur la tombe de son compagnon, elle est témoin d’une chose étrange : un homme, plutôt jeune, fleurit également cette tombe et semble écraser une larme avant de quitter le cimetière. Elle le recroise chez les parents de Frantz, mais ne parvient pas à lui parler. Elle finira par découvrir qu’il s’agit d’Adrien (Pierre Niney), un soldat français qui a connu Frantz avant la guerre et qui est resté très attaché à son souvenir. D’abord réticent, les parents de Frantz acceptent de recevoir Adrien, car l’évocation de la vie de leur fils avant guerre leur fait du bien.  Lire la suite

Jeune & Jolie de François Ozon

Isabelle passe l’été avec ses parents au bord de la plage. La veille de ses 17 ans, elle décide qu’il est temps pour elle de se débarrasser de sa virginité. Elle jette son dévolu sur un jeune mâle allemand. L’expérience est peu concluante, elle refuse d’ailleurs de le voir par la suite, mais l’important est fait : elle n’est plus vierge.

On la retrouve quelques mois plus tard à Paris où elle mène une double vie : lycéenne le jour et pute en fin de journée avant de rentrer chez elle. Lire la suite

Dans la maison de François Ozon

Ghttps://i0.wp.com/blogs.leschampslibres.fr/wp-content/blogs.dir/2998/files/2012/10/Dans-la-maison.jpgermain est professeur de français dans un lycée plutôt huppé. La rentrée se passe assez bien, sa « répartition » le satisfait, et il a à peine un haussement de sourcils quand le proviseur annonce que le port d’uniforme va être rétabli dans l’établissement. Quelques copies plus loin, Germain constate une fois encore que le niveau (et les centres d’intérêt) des élèves est désastreux, jusqu’à la lecture de la copie de Claude. Ce dernier raconte son week-end (consigne du travail) mais fait bien plus: utilisant un vocabulaire riche et une orthographe irréprochable, Claude raconte son entrée dans la maison des « Rapha ». Sa description du quotidien de cette famille de la classe moyenne éveille l’intérêt du professeur, d’autant qu’il termine sa copie par ses mots mystérieux: à suivre… Lire la suite