L’ombre de nos nuits de Gaëlle Josse

De nos jours, une femme décide de visiter le musée des Beaux-Arts de Rouen en attendant son train pour Paris. Dans sa déambulation au milieu des badauds, elle se fige sur le tableau de Georges de La Tour, Saint Sébastien soigné par Irène. Elle voit dans le visage de cette femme agenouillée devant le corps de cet homme qu’elle tente délicatement de soigner un lien avec une récente histoire amoureuse.

1639, Georges de La Tour a un nouveau projet : il veut peindre Irène soignant Saint Sébastien, et surtout il veut, lui le peintre reconnu en province, offrir son tableau au roi dans l’espoir de gagner en renommée. Gaëlle Josse, dans ce nouveau roman, croise ces deux histoires, dans lesquelles elle voit « l’aveuglement amoureux et ses jeux d’ombre qui varient à l’infini. » Lire la suite

Le dernier gardien d’Ellis Island de Gaëlle Josse

Novembre 1954. Dans quelques jours, le centre d’immigration d’Ellis Island va fermer. Son dernier directeur, John Mitchell, décide à cette occasion d’ouvrir un journal éphémère pour rendre compte de ce que fut sa vie de directeur sur l’île et clore ce chapitre, en attendant la retraite à Brooklyn. Reviennent à lui quelques souvenirs qui ont marqué son temps dans le centre : son arrivée, les premiers jours sur l’île et le choc qu’il éprouva devant ces milliers d’immigrés venus d’Europe gonflés d’espoir à l’idée de débarquer dans le nouveau monde ; sa rencontre avec Liz, infirmière au centre, qui deviendra sa femme mais décédera subitement le laissant seul ; Nella, une immigrée italienne envers qui il éprouvera une passion aussi violente que criminelle ; son confinement progressif sur l’île bientôt abandonnée comme s’il était le seul finalement à être coincé dans ce centre. Lire la suite

Les heures silencieuses de Gaëlle Josse

En  ce mois de novembre 1667, Magdalena Van Beyeren, épouse de Peter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft, entreprend l’écriture de son journal intime. Confinée dans l’espace intérieure de sa demeure, elle qui rêvait de succéder à son père à la tête de la Compagnie, elle relate pendant un peu plus d’un mois son quotidien marqué par l’éducation de ses enfants, ses relations avec son époux et la musique. Derrière son consentement apparent à cette vie de presque recluse, Magdalena n’a pas pourtant oublié ses aspirations d’autrefois. Et quand son époux décide d’engager un peintre pour faire leur portrait, Magdalena choisit bien évidemment comme décor l’espace intérieur de sa maison  mais par quelques petites touches imposées au peintre, elle altère l’impression d’isolement du lieu en dévoilant l’espace infini de son intimité. Lire la suite