Crimson Peak de Guillermo del Toro

Dernier film très attendu du réalisateur Guillermo del Toro, capable du meilleur (Le Labyrinthe de Pan) et du pire (la série des Hellboy, Pacific Rim), et qui, au vu des quelques images et de la bande annonce accompagnant sa sortie, avait éveillé chez les Boggans de grandes espérances. Le film promettait une incursion magistrale dans la fantaisie gothique, par l’un des maîtres du genre. On en piaffait d’impatience.

Dès les premières images, le spectateur est directement plongé dans une ambiance très gothique noir : l’héroïne, la jeune Edith  Cushing (Mia Wasikowska) reçoit régulièrement le fantôme de sa mère, morte de la peste noire, qui lui répète ces mots qu’elle ne comprend pas : « méfies-toi de Crimson Peak ». Arrivée à l’âge adulte, Edith rêve de devenir un écrivain, mais refuse de se plier aux injonctions éditoriales qui imposent aux femmes l’écriture de romans d’amour. Edith veut écrire sur les fantômes, qu’elle connait bien du reste.

Son quotidien de jeune femme américaine est bouleversé par la rencontre avec un noble anglais, Sir Thomas Sharpe d’Allerdale Hall (Tom Hiddleston). Ce dernier s’intéresse de près à l’ingénierie et sollicite un peu partout dans le monde l’aide d’industriels pour financer ses projets, afin de sortir son domaine familial de la déchéance. Le père d’Edith est un richissime entrepreneur industriel, c’est donc tout naturellement que Thomas va chercher son appui financier. Déprisé par le père, Thomas tente tout naturellement une ouverture par la fille, qui tombe rapidement sous le charme de ce noble ruiné. Se méfiant davantage des fantômes que des séducteurs, elle ne voit pas le piège que vont lui tendre Thomas et son étrange sœur, Lucille (Jessica Chastain)… Lire la suite

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Le Hobbit : la bataille des cinq armées de Peter Jackson

Depuis plusieurs semaines que nous l’avons vu, H. me pousse à rédiger la critique du dernier volet du Hobbit. « Oui, oui », lui répondais-je, plein d’entrain et d’allant à l’idée de faire preuve d’un humour aussi noir que le coeur rabougri de Sauron et aussi spirituel que la bonne Galadrielle, oui, mais que n’ai-je tardé, car voici que je ne m’en souviens plus. Mais rien. Nada.

Alors, plutôt que d’essayer de vous le narrer et de disserter sur ses (forts peu nombreux) mérites et sur ses (moult) défauts, mieux vaut, tel le proverbial hobbit de l’histoire, endosser votre sac, bourrer votre pipe, et vous saisir hardiment de votre noueux bâton de marche pour me suivre à l’Aventure, ou « Quel film aurait-on pu espérer d’une trilogie adapté d’un bouquin pour enfants d’à peine 100 pages ? » Lire la suite

Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Dans un futur proche, une brèche dans l’Océan Pacifique (d’où le titre du film) va faire apparaitre des monstres (les kaiju), sorte de géants aquatiques qui s’attaquent aux villes côtières. Si le premier kaiju est finalement abattu par l’armée, la multiplicité des attaques sur la surface du globe poussent les gouvernements à s’unir pour créer une arme plus efficace pour protéger les côtes et vaincre les monstres. C’est ainsi que les « Jaegers » sont créés : des robot gigantesques contrôlés par deux pilotes qui doivent dès lors unir leur deux cerveau dans une passerelle neuronale appelée le « Drift ». Les résultats sont à la hauteur de l’investissement et bientôt l’humanité toute entière apprend à ne plus craindre les attaques de kaiju, se sentant protégée par les Jaegers.

Jusqu’au jour où deux pilotes, deux frères rencontrent un kajiu de niveau 3 et se font vaincre (l’un des deux frères est tué). S’ouvre alors une nouvelle ère : les monstres sont de plus en plus puissants et les « Jaegers » même s’ils parviennent à les vaincre tombent les uns après les autres. Les gouvernements décident de trouver une nouvelle solution. Est-ce la fin des « Jaegers »?

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