Batman v. Superman: Dawn of Justice de Zack Snyder

Avec l’été arrive le temps des nanars version grands studios américains, autrement appelés blockbusters. Nanar n° 2 : Batman v. Superman: Dawn of Justice. Dix-huit mois après la bataille destructrice qu’a livré Superman (Henry Cavill) contre Zod dans Metropolis , ce dernier est devenu une figure controversée, certain lui reprochant d’être un alien potentiellement dangereux pour le reste des humains. Parmi eux, Batman (Ben Affleck) qui voit en Superman une menace et Lex Luthor ( interprété par un Jesse Eisenberg insupportable) qui voudrait développer une arme aussi puissante que Superman en utilisant la kryptonite. Quant à Superman, il voit en Batman un justicier masqué, qui agit de son propre chef et impose sa vision de la justice sur Gotham. En d’autres termes : un tyran. Tout ce beau monde agit donc au nom de la liberté pour la préserver contre la tyrannie de l’autre (c’était le moment subit du film).  Il est donc temps que les deux super-hommes se tapent dessus… Lire la suite

The Man from U.N.C.L.E de Guy Ritchie

1963. Berlin. Napoleon Solo (Henry Cavill), dont le nom est déjà tout un programme, agent de la CIA et ancien voleur, pénètre dans Berlin-Est pour aller y exfiltrer Gaby Teller (Alicia Vikander), la fille mignonne et mécano du scientifique nazi Udo Teller. Il est repéré dès son entrée par Illya Kuriakin (Armie Hammer), un agent du KGB, qui le piste et tente de l’en empêcher. La course-poursuite épique qui s’ensuit se termine par l’échappée belle de Solo et Gaby, au nez et à la barbe de Kuriakin. Cependant, dès le lendemain, à l’instigation de leurs chefs respectifs, les deux agents se revoient, car la CIA et le KGB ont décidé de coopérer pour contrer une menace commune : celle d’une organisation d’anciens nazis qui utiliserait les compétences scientifiques de Teller pour mettre au point une bombe atomique. Les deux agents doivent donc coopérer et, avec l’aide de Gaby, mettre fin à ce péril. Ce trio improbable se rend donc à Rome, où l’organisation serait basée.

La classe et le cynisme dandy occidentaux, l’efficacité et la dévotion soviétiques ainsi que le charme et la manipulation allemandes seront les maîtres-mots de cette coopération impossible, les bons mots et petites entourloupes en prime. Le tout, dans la Ville éternelle. Lire la suite

Man of Steel de Zack Znyder

Sur la planète Krypton, sur laquelle vit une race ultra-évoluée avec des super vaisseaux et des armures hyper seyantes, Jor-El (Russel Crowe) a compris l’écologie et s’est rendu compte que sa race courrait à la catastrophe (il a dû lire Jared Diamond). Un autre gugusse, le général Zod (interprété par le bad guy de la série Boardwalk Empire), a aussi compris que, ach ya, leLebensraum c’était sehr important et qu’il fallait renverser les politiciens corrompus qui refusaient la colonisation à l’Est, euh… dans l’espace. Autrefois proches, les deux protagonistes sont donc maintenant opposés et Jor-El se dresse contre le coup d’état intenté par le méchant général. Pour ce faire, et parce qu’il est intelligent et gentil (et sans doute parce que sur Krypton aussi il a une vague « back to nature »), il a fait un enfant naturel avec sa femme (alors que depuis des générations, les nouveaux-nés sont fécondés in-bassino giganto et programmés pour remplir leur fonction dans la société : prêtre, soldat, ouvrier, etc.) et, dérobant le « codex » qui renferme l’ensemble des codes génétiques des enfants à naître, a téléchargé dans son fils l’avenir de sa race avant de le propulser vers une autre planète, la Terre, où il pourra grandir et devenir un humain tout en préservant l’héritage de son peuple. Le décolage a lieu in extremis avant que Zod et ses sbires (dont une lieutenant hyper bitchy) arrive pour dézinguer du gentil.

Cet enfant porteur de toute sa race c’est bien sûr Superman. Lire la suite