Mission : impossible – Rogue Nation de Christopher McQuarrie

Cinquième opus de la saga classique des années 1970 relancée par et pour Tom Cruise, voici l’équipe de chic et de choc de l’agence M: I — Ethan Hunt (Tom Cruise), l’agent-à-tout-faire (en anglais on dirait le Jack-of-all-Trades) ; William Brandt (Jeremy Renner), le beau gosse rival ; Benji Dunn (Simon Pegg), le geek rigolo ; Luther Stickell (Ving Rhames), le geek costaud — confrontée à un nouvel ennemi redoutable : le Syndicat (tousse, tousse) qui est une organisation secrète infiltrée dans toutes les organisations secrètes et qui veut… hé ben on sait pas trop quoi. Mais c’est une « rogue nation » (un Etat voyou) alors peu importe ! Jack… euh : Ethan part en croisade (impossible, but not French) pour pourfendre les vils espions et restaurer la gloire de l’espionnage. Tremblez misérables ! Lire la suite

Star Trek into Darkness de J.J Abrams

Dans un futur très très lointain, Londres est devenue une usine à gratte-ciels métalliques et le vaisseau Entreprise poursuit ses voyages d’exploration dans l’espace. Règle n°1: ne jamais entrer en contact avec les race aliens. Règle n°2: ne jamais intervenir de quelque manière que ce soit sur ces planètes inconnues. Spock enfreint la seconde règle en éteignant un volcan qui menaçait une race nouvellement découverte et Kirk, la première, en sauvant Spock mais en se rendant visible des habitants de la planète. Ils sont donc l’un et l’autre sanctionnés : Kirk perd son grade de commandant et Spock est envoyé sur un autre équipage.

Un attentat commis dans le centre des archives de Starfleet permet à Kirk et Spock de se retrouver et de reprendre les commandes de l’Entreprise. Il ne s’agit plus cette fois d’une mission d’exploration, mais d’une mission secrète visant l’arrestation (ou la neutralisation) de l’homme responsable des attentats contre Starfleet. Lire la suite

Super 8 de J. J. Abrams

Il apparaît à présent évident, en ce début des années 2010,  que le film de potes est mort (en attendant d’être ressuscité, qui sait, un jour). La cause du décès n’est pas encore véritablement identifiée mais il semble bien qu’il ait succombé aux deux maux qui se sont répandus depuis le début des années 2000 : le cynisme sophistiqué et l’incapacité à raconter une histoire.

Dans le cas du film de potes (sous-entendu : avec des adultes), c’était le cynisme sophistiqué qui empêchait Les Petits mouchoirs d’emporter l’adhésion comme Vincent, François, Paul… et les autres (de Sautet et Dabadie) ou les deux films Un Eléphant, ça trompe énormément et Nous irons tous au Paradis (là aussi signés Dabadie) : jamais, dans Les Petits mouchoirs, on ne comprenait pourquoi ce groupe de potes existait et ce qui faisaient d’eux des potes. Certes, c’était le sujet même du film : la disparition du pivot du groupe laissait un vide qui montrait que ce personnage était la raison d’être de l’amitié des autres. Mais un fait demeure : c’était un film de potes qui s’excusait presque d’en être un et du coup déconstruisait le thème.

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