Hail, Caesar! (Ave, César !) de Joel & Ethan Cohen

Eddie Mannix (Josh Brolin) est producteur pour une major hollywoodienne. Son travail consiste à surveiller ses acteurs tels Baird Whitlock (George Clooney), la star mystérieusement disparue de sa prochaine super-production, Hail, Caesar !, un péplum sur la vie de Jésus ; arranger leur vie comme par exemple le mariage d’une autre star, DeeAnna Moran (Scarlet Johansson) ; aller se confesser ; gérer la presse notamment les soeurs jumelles, Thora et Thessaly Thacker (Tilda Swinton) de la gossip column des journaux à potins hollywoodiens ; arrondir les angles avec les réalisateurs tels que Laurence Laurentz (Ralph Fiennes), le réalisateur britannique précieux (c’est un pléonasme !) ; aller se confesser ; gérer ses acteurs tels le séducteur Burt Gurtney (Channing Tatum) qui est en réalité un agent communiste au service de l’URSS ; consulter des consultants pour s’assurer de la bonne réception de ses films ; gérer ses acteurs du type Hobie Doyle (Alden Ehrenreich), un cowboy simplet qui joue des rôles de cowboys simplets . Eddie Mannix a une vie trépidante, donc, et se confesse souvent. Il rêve, parfois, d’avoir un autre métier, un métier qui lui donnerait plus de temps pour sa famille. Du coup, l’offre que lui fait Lockheed pour l’embaucher est vraiment tentante. Va-t-il renoncer à la folie hollywoodienne pour le prestige d’un emploi stable dans le complexe militaro-industriel ? Lire la suite

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Bridge of Spies (Le Pont des espions) de Steven Spielberg

Ah ah, un nouveau Spielberg. Présenté par une partie de la presse français comme étant « pas mal », après le très mauvais Cheval de Guerre, le très moyen Lincoln, on aborde ce dernier film avec beaucoup d’appréhension, d’autant qu’il est associé à Tom Hanks et que le duo Hanks-Spielberg dans un film consacré en partie à un fait historique ne promet que du très mauvais (souvenons-nous de la très patriotique et immonde série The Pacific). Steven Spielberg va-t-il éviter le patriotisme fleur bleue voire nauséabond ? Va-t-il réussir à clore son film sans en rajouter des caisses (notamment en tirant à fond sur l’émotif) ? Tom Hanks va-t-il jouer autre chose qu’un apprenti James Stewart ? Spielberg va-t-il aborder de front son sujet et ne pas évacuer le débat en une scène rapide et trois lignes de dialogue ? Beaucoup d’attente pour un réalisateur qui passe pour être un grand et qui depuis quelques temps est loin du compte. Lire la suite

Inside Llewyn Davis de Joel & Ethan Cohen

Cela commence, donc, par une ballade parce que, c’est bien connu, tout commence par des chansons.

Hang me. Oh hang me.
I’ll be dead and g
one…

Une photographie impeccable, dans un quasi-noir et blanc au grain parfait, une voix de velours et, bien sûr, la complainte si caractéristique du chanteur de folk.

Le décor est donc posé. Les personnages n’ont plus qu’à entrer en scène. Et nous, spectateurs, de suivre notre héros, Llewyn Davis (c’est gallois, expliquera-t-il à un John Goodman jazzman vodooman cocaïnoman déjanté, flippant et pitoyable à la fois) dans ces tribulations de looser (« mais vois-tu c’est exactement cette manière de voir qui fait la différence entre nous »), de petit concert en figuration musicale pour un album (pour lequel il refuse les droits pour pouvoir être payé illico alors que ce sera un futur hit, ce qui fait tellement légende urbaine du monde musical que cela sonne vrai), de squat chez des amis pour dormir ou manger en emmerdes qui s’accumulent… Lire la suite

A Serious Man, de Joel et Ethan Cohen

http://thomas2026.files.wordpress.com/2009/11/a-serious-man-poster.jpgUn film très étrange, du genre qui vous déloge de votre zone de confort. Le film s’ouvre quelque part en Pologne au siècle dernier: un homme ramène à la maison un étranger qui l’a aidé sur la route, mais alors sa femme le reconnaît: c’est un mort, un dibbuck, un revenant, un suppôt du Diable. Paniquant, la femme le poignarde, et l’étranger disparaît dans la neige. Fondu au noir. Générique de début. « A Serious Man. » Lire la suite