Le Mans 66 de James Mangold

Carroll Shelby (Matt Damon) , ancien coureur automobile ayant gagné la course des 24 heures du Mans en 1959, est à présent un constructeur de voiture de course.  Il est contacté par les cadres dirigeants de la compagnie Ford pour construire une voiture de course de la marque américaine et battre Ferrari qui occupe une place hégémonique dans le sport automobile. Loin d’être de profonds admirateurs du sport automobile, les administrateur de Ford, et leur président, John Ford le second, espère ce faisant redonner une image plus dynamique à la marque et vendre plus de voitures. Malgré cette dissonance entre Shelby et l’équipe Ford concernant l’objectif réel voulu par la marque, Shelby accepte la proposition de Ford (parce qu’elle s’accompagne d’un budget faramineux). Conscient que la meilleure voiture du monde ne peut gagner les 24 heures du Mans sans le meilleur pilote, Shelby prend contact avec Ken Miles (Christian Bale). Même si ce dernier ne fait pas l’unanimité chez Ford qui le trouve trop imprévisible pour l’image de la marque, Ken est recruté. Comme alors le long processus de développement de la voiture. Lire la suite

Downsizing d’Alexander Payne

Une équipe de scientifique norvégiens parvient après des années d’expérimentation et de recherche à créer un sérum capable de réduire de manière drastique la taille d’un être humain. Lors de la conférence scientifique pendant laquelle ils présentent leurs résultats (l’un des scientifiques s’étant lui-même « réduit »), ils décrivent leur découverte comme une solution à la surpopulation humaine dans un contexte de réchauffement climatique et de raréfaction des ressources qui mettent en péril l’avenir de l’humanité et de la Terre. Paul Safranek (Matt Damon) et sa femme Audrey (Kristen Wiig) décident un beau jour de se faire réduire, non pas pour des raisons écologiques mais parce qu’ils y voient un intérêt financier : le couple ne gagne pas suffisamment dans le monde des grands pour s’offrir une vie de luxe, mais leurs placements leur permettraient de vivre cette vie luxueuse dans l’univers des touts petits. Ils décident donc de sauter le pas… Lire la suite

Suburbicon de George Clooney

Dans l’Amérique des années 50, Suburbicon est un produit marketing en vogue, un prototype de la gated community avec sa homeowner association, offrant à ses clients plutôt fortunés, une résidence dans un quartier en autarcie partielle, incluant tous types de service (hôpitaux, écoles, commerces), et offrant la sécurité et la tranquillité d’une vie en banlieue loin des affres de la ville. Gardner Lodge (Matt Damon) y vit avec sa femme Rose (Julianne Moore), son fils Nicky (Noah Jupe) et sa belle-soeur Margaret (Julianne Moore), jumelle de son épouse. Une nuit, deux individus pénètrent par effraction dans leur maison et tuent Rose. Pour le bien-être de Nicky, Margaret s’installe avec Gardner et la famille semble reprendre une vie à peu près normale. Depuis quelque temps en effet, l’installation d’une famille noire a perturbé le voisinage, majoritairement blanc, et la tension monte entre les voisins. Gardner, lui, n’attend qu’une chose, toucher l’assurance vie de sa femme décédée et partir avec sa jumelle, Margaret. Pour Nicky, il apparaît de plus en plus évident que son père a quelque chose à voir avec la mort de sa mère Rose. Lire la suite

Jason Bourne de Paul Greengrass

Et donc Jason Bourne (Matt Damon) n’est évidemment (toujours) pas mort. Quand bien même on ne souvient plus vraiment de la manière dont se terminait le précédent film (dans l’Hudson ?), peu importe : Jason Bourne est toujours là, obligé de sortir de sa cachette, et il n’est pas content.

Il va donc s’en prendre au directeur de la CIA, Robert Dewey (Tommy Lee Jones), à son homme de main (Vincent Cassel) et dévoiler leurs néfastes plans en lien avec une multinationale des réseaux sociaux, Deep Dream dirigé par un gourou du Net 2.0, Aaron Kalloor (Riz Ahmed), le tout avec l’aide inattendu (hum, hum) de la nouvelle directrice de la branche cybernétique de l’Agence, Heather Lee (Alicia Vikander). Lire la suite

The Martian de Ridley Scott

Jetant un œil rapide sur la filmographie de Ridley Scott, force est de constater que depuis quelques années ses films perdent en qualité et deviennent de vrai désastres cinématographiques. The Counselor parvenait à condenser dans un même film un scénario de McCarthy plutôt moyen avec une réalisation assez médiocre, ce qui donnait au final une oeuvre tape-à-l’œil et très peu intéressante. Exodus, pourtant promis aux bonnes grâces du film du vendredi soir, n’arrivait même pas à atteindre son objectif tellement il était mal fichu, mal filmé et aussi intéressant qu’un épisode de Grimm. Et je ne parle même pas de Prometheus qui aurait mérité une condamnation pour haute trahison. Douchés à de nombreuses reprises par les promesses non tenues de ce réalisateur, nous avons donc abordés The Martian de la manière la plus neutre : on espère rien, on attend rien. Et pour le coup on a été plutôt agréablement surpris.

Le scénario de ce film ne casserait pas trois pattes à un canard : lors d’une mission sur Mars, une équipe de scientifiques est contraint de quitter le sol martien car une tempête menace. Mais alors que l’ensemble de l’équipage s’apprête à remonter à bord du véhicule spatial, l’un d’eux est impacté par un débris, emporté par une rafale de vent et disparaît dans les bourrasques martiennes. Ne pouvant attendre de le retrouver, l’engin quitte la planète laissant derrière lui l’un des leurs qu’ils pensent mort. Sauf qu’il est vivant. Mark Watney (Matt Damon) se retrouve donc seul sur Mars, contraint de survivre avec le peu de ressource laissées sur place, condamner à trouver un moyen d’entrer en communication avec la Terre, dans l’espoir que quelqu’un viendra le rechercher. Un scénario classique pour l’acteur Matt Damon qui a déjà fait l’objet d’une mission de sauvetage. D’autres temps, d’autres mœurs. Lire la suite