Nicolas Le Floch (Saison 3)

Depuis deux ans, nous avons le plaisir (enfin pas tout le monde) de retrouver notre enquêteur préféré Nicolas Le Floch dans les premiers mois de l’hiver. Après une première saison très réjouissante et une deuxième saison plutôt laborieuse, on attendait avec une certaine anxiété cette nouvelle mouture de Nicolas Le Floch, cette fois avec des scénarios originaux, et non plus des adaptations des livres de Parot. N’ayant jamais lu les livres de Parot, mon anxiété s’appuyait surtout sur le peu de qualité d’écriture dont font preuve les scénaristes de télévision. Mais qu’à cela ne tienne, on était bien au rendez-vous ces deux vendredi pour suivre les nouvelles aventures de Nicolas. Lire la suite

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Séries TV françaises: la petitesse des considérations face à la grandeur des ambitions

Les trois épisodes de Kaamelott hier étaient plus réussis que ceux de la semaine dernière. La réalisation est encore en-deçà de l’ambition, mais ça paraît moins (quelques scènes sont vraiment étriquées: lorsqu’Arthur retire l’épée, le mariage… une est mieux réussie: la plage). Par contre, justement, les aventures du jeune dux bellorum en Bretagne insulaire sont réjouissantes: l’épisode de l’épée, le recrutement des chevaliers de la Table Ronde, l’hommage des chefs de clans, le mariage avec Guenièvre… En fait, Astier retrouve la matière originelle de la légende arthurienne et d’un seul coup, le cocktail* légende arthurienne/ humour décalé fonctionne à nouveau à merveille. Le raccord avec le livre V marche bien mais paraît un peu en trop: il aurait mieux valu garder cela pour le long métrage, à mon avis, et ne pas terminer sur le cliffhanger de Lancelot dictateur qui poursuit les chevaliers de la Table Ronde (qui rappelle furieusement Star Wars quand même).

Nicolas Le Floch (épisode 3)

Avec cette série, France 2 nous régale encore grâce à des dialogues savoureux qui sont sa plus grande force. Toutefois, cet épisode ressemble plus encore que les précédents à un téléfilm en partie à cause des décors. En effet, le parti pris de filmer dans des décors in situ (au Mans notamment) a visiblement gêné le réalisateur qui ne savait pas où poser sa caméra et se trouvait plus empêtré que s’il avait eu une plus grande liberté. Cela dit, la même constatation est valable pour les scènes d’intérieur que j’ai trouvé mal fagotées.

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