The Card Counter de Paul Schrader

William Tell (Oscar Isaac) a appris à compter les cartes lors d’un long séjour en prison. Depuis sa sortie, il vit en nomade, écumant les casinos pour se faire de l’argent mais en restant toujours sous les radars pour ne pas être repéré par les gérants. Miser petit, gagner peu mais constamment, tel est son crédo. Lors d’un déplacement, il retrouve une ancienne partenaire de jeu, La Linda (Tiffany Haddish). Mandaté par des millionnaires, elle recherche des joueurs acceptant de jouer leur argent moyennant un partage des recettes (mais pas forcément des risques). William refuse, préférant comme toujours gagner peu mais être indépendant.

Lors d’un séjour dans un casino, il croise la route de John Cordo (Willem Dafoe), ex-militaire, qui s’est à présent reconverti dans le privé et Cirk Baufort, fils d’un soldat avec qui William a servi en Irak. Cirk demande l’aide de William pour se venger de Cordo, responsable selon lui de la mort de son père. En Irak, Cordo était le chef d’une unité militaire chargée d’interroger des suspects en utilisant tous les moyens nécessaire, y compris la torture. Cette unité dans laquelle a servi William et le père de Cirk, est devenue célèbre suite à la publication de photographies montrant des détenus torturés par des militaires américains. Le scandale d’Abou Ghraib a conduit à la condamnation des soldats, mais aucun supérieur n’a été inquiété. A la suite de cette condamnation, le père de Cirk a sombré dans l’alcool et la violence, jusqu’à son suicide.

William accepte d’aider Cirk, mais davantage pour lui faire oublier son projet, et contre toute attente, il accepte la proposition de La Linda. Son objectif est de se faire beaucoup d’argent, rapidement pour sortir Cirk de son impasse.

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Dune de Denis Villeneuve

Le Padishah Empereur Shaddam IV a tranché : la maison Atréides, en la personne de son dirigeant, le duc Leto (Oscar Isaac), dirigera comme son fief la planète Arrakis, parfois surnommée « Dune », clé de la prospérité et de l’existence de l’empire puisqu’elle recèle la précieuse « épice » qui permet aux navigateurs de la Guilde de voyager dans l’espace. Conscient que derrière cet honneur se cache un piège, le duc ne peut faire autrement que d’accepter, acceptant aussi de nourrir l’hostilité de la maison Harkonnen qui dirigeait et exploitait Arrakis jusqu’alors. Au moment où le héraut de l’Empereur arrive, le duc s’entretient également avec son épouse, Jessica (Rebecca Fersuson), et avec son fils, Paul (Thimotée Chalamet), partageant ses craintes, mais aussi ses espoirs. Pour Paul, le départ de la planète Caladan pour les sables de la mystérieuse Arrakis et ses étranges habitants Fremen, augure de grandes et terribles choses dont il rêve depuis quelques temps…

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Suburbicon de George Clooney

Dans l’Amérique des années 50, Suburbicon est un produit marketing en vogue, un prototype de la gated community avec sa homeowner association, offrant à ses clients plutôt fortunés, une résidence dans un quartier en autarcie partielle, incluant tous types de service (hôpitaux, écoles, commerces), et offrant la sécurité et la tranquillité d’une vie en banlieue loin des affres de la ville. Gardner Lodge (Matt Damon) y vit avec sa femme Rose (Julianne Moore), son fils Nicky (Noah Jupe) et sa belle-soeur Margaret (Julianne Moore), jumelle de son épouse. Une nuit, deux individus pénètrent par effraction dans leur maison et tuent Rose. Pour le bien-être de Nicky, Margaret s’installe avec Gardner et la famille semble reprendre une vie à peu près normale. Depuis quelque temps en effet, l’installation d’une famille noire a perturbé le voisinage, majoritairement blanc, et la tension monte entre les voisins. Gardner, lui, n’attend qu’une chose, toucher l’assurance vie de sa femme décédée et partir avec sa jumelle, Margaret. Pour Nicky, il apparaît de plus en plus évident que son père a quelque chose à voir avec la mort de sa mère Rose. Lire la suite

Star Wars (épisode VIII) : The Last Jedi, de Rian Johnson

Il y a très, très longtemps, dans une lointaine galaxie, Star Wars était une saga cinématographique chargée de valeur et de potentiel épique…

Mais reprenons : dans le précédent épisode, nous avions appris que 30 ans après le triomphe de la République contre l’Empire avec l’épisode VI, la situation avait bigrement changé. En effet, l’Empire avait resurgi sous la forme du Premier Ordre, dirigé par un sith nommé Snoke (Andy Serkis)  dont le lieutenant, Rylo Ken (Adam Driver), n’était autre que le fils de Han Solo (Harrison Ford) et de la Princesse Leia (Carrie Fisher), tandis que la République était réduite à peau de chagrin (comment ? mystère !), c’est-à-dire à la « Rébellion » (mais pourquoi diantre s’appellent-ils eux-mêmes les Rebelles ? Quel mouvement de résistance a jamais fait cela ?) dirigée, justement par Leia. (A moins que maintenant ce soit la « Résistance ». Mais en cas, pourquoi changent-ils de nom ? Ils se sont décidés sur « Résistance » après s’être rendus compte que « Rébellion » c’était bof, en fait ?)

Après une série de péripéties aussi téléphonées que repompées sur les épisodes précédents, un pilote tête brûlé, Poe (Oscar Isaac), et un stormtrooper renégat, Finn (John Boyega), ont récupéré (comment ? à qui ? mystère !) les coordonnées du Premier Temple de l’ordre des jedi où est parti vivre en ermite Luke Skywalker (Mark Hamill). Une jeune femme intrépide et au potentiel immense, Rey (Daisy Ridley), est chargée par la « Rébellion » (je n’y arriverai pas, je préviens) de retrouver Luke afin qu’il vienne en aide aux « rebelles » et restaure l’espoir dans la galaxie… Lire la suite

X-Men: Apocalypse de Brian Singer

Avec l’été arrive le temps des nanars version grands studios américains, autrement appelés blockbusters. Nanar n°1 : X-Men: Apocalypse. Aucun souvenir du précédent, mais au vu du scénario de celui-là, cela ne pose aucun problème. Nous voici donc plongés en Egypte, pendant l’Antiquité (le fan de blockbusters ne boude pas une référence ou deux à l’Histoire avec un grand H). Le peuple égyptien se courbe devant le Dieu Apocalypse qui, avec la complicité de ses quatre cavaliers, va transférer sa conscience dans un nouveau corps (interprété par Oscar Isaac que l’on ne voit qu’une seconde à l’écran). Des opposants au dieu Apocalypse tente de le tuer pendant le processus, mais ils échouent en partie : s’ils parviennent à tuer les quatre cavaliers (quand même !), ils ne réussissent cependant pas à tuer le Dieu ; à défaut ils l’enferment sous d’énormes blocs de pierre.

Saut dans le temps : nous voici à présent aux USA dans les années 80 alors que Xavier (James McAvoy) vient de fonder une école pour les mutants, où il accueille en ce début de film, Scott Summers (Tye Sheridan), avec ses lasers à la place des yeux ; Kurt Wagner (Kodi Smit-McPhee), un nightcrawler ramené par Mystic (Jennifer Lawrence) ; et la télépathe Jean Grey (Sophie Turner, la Sansa de GoT). Pendant ce temps, en Pologne ( ?) Erik tente de reprendre une vie normale entre boulot en usine, femme et enfant à la maison.

Mais la société reste divisée sur les sorts à réserver aux mutants et l’arrivée du Dieu Apocalypse, libérée par une archéologue fouineuse, Moira (Rose Byrne), dont on est apparemment censé se rappeler d’un précédent opus, ne va pas arranger les relations entre humains et mutants. Lire la suite