Captain America: Civil War d’Anthony et Joe Russo

Difficile de résumer ce film en gardant son sérieux. Je pourrais comme sur des nombreux sites spécialisés cinéma me forcer à reprendre le récit du précédent Avengers, pour dire où se trouvent les personnages de Marvel au début du film, mais franchement à quoi bon ? Quant à retranscrire ici fidèlement les premières minutes du film qui mêlent plusieurs scènes en 1991 sur l’origine du soldat de l’hiver, une longue séquence au Lagos qui suit les performances coûteuses des Avengers à la poursuite de dangereux individus qui cherchent à mettre la main sur un virus mortel et une double scène avec Iron Man où l’on découvre que ce dernier avait quelque problèmes relationnels avec son paternel tout en l’aimant, je peux mais là encore à quoi bon ?

Il suffit de dire que pour une raison à peu près obscure, les Avengers sont considérés comme dangereux car ils agissent seul et qu’en conséquence le président des USA, conjointement avec le conseil de sécurité de l’ONU, veut leur faire signer une convention les obligeant à n’agir qu’après accord de la communauté internationale. Deux clans se créent alors parmi les superhéros, l’un derrière Iron Man en faveur du oui à la convention (j’ai bien dit Iron Man, le mec qui depuis le début ne pense qu’à lui, c’est même le principe même du personnage), l’autre derrière Captain America, qui pour cette fois, en bon Américain adepte de l’unilatéralisme, n’accepte pas de suivre les consignes comme un bon petit soldat, mais veut au contraire prémunir les Avengers de toute influence extérieure . Dit comme ça, le scénario parait hyper intelligent, dans les faits, on a juste deux groupe de persos qui se querellent mais pas trop quand même, franchise Marvel oblige. Lire la suite

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Hail, Caesar! (Ave, César !) de Joel & Ethan Cohen

Eddie Mannix (Josh Brolin) est producteur pour une major hollywoodienne. Son travail consiste à surveiller ses acteurs tels Baird Whitlock (George Clooney), la star mystérieusement disparue de sa prochaine super-production, Hail, Caesar !, un péplum sur la vie de Jésus ; arranger leur vie comme par exemple le mariage d’une autre star, DeeAnna Moran (Scarlet Johansson) ; aller se confesser ; gérer la presse notamment les soeurs jumelles, Thora et Thessaly Thacker (Tilda Swinton) de la gossip column des journaux à potins hollywoodiens ; arrondir les angles avec les réalisateurs tels que Laurence Laurentz (Ralph Fiennes), le réalisateur britannique précieux (c’est un pléonasme !) ; aller se confesser ; gérer ses acteurs tels le séducteur Burt Gurtney (Channing Tatum) qui est en réalité un agent communiste au service de l’URSS ; consulter des consultants pour s’assurer de la bonne réception de ses films ; gérer ses acteurs du type Hobie Doyle (Alden Ehrenreich), un cowboy simplet qui joue des rôles de cowboys simplets . Eddie Mannix a une vie trépidante, donc, et se confesse souvent. Il rêve, parfois, d’avoir un autre métier, un métier qui lui donnerait plus de temps pour sa famille. Du coup, l’offre que lui fait Lockheed pour l’embaucher est vraiment tentante. Va-t-il renoncer à la folie hollywoodienne pour le prestige d’un emploi stable dans le complexe militaro-industriel ? Lire la suite

Avengers : the Age of Ultron de Joss Whedon

Après avoir sauvé New York (mais pas empêché sa destruction) et le monde de vilains extra-terrestres dont j’ai oublié le nom dans le précédent opus, la joyeuse équipe composée d’Iron Man (Robert Downey Jr), de Thor (Chris Hemsworth), de Captain America (Chris Evans), de Hulk (Mark Ruffalo), de Veuve noire (Scarlet Johansson) et de Hawkeye (Jeremy Renner) doit se rassembler à nouveau (sous la houlette du meilleur réalisateur américain de films de super-potes, Joss Whedon) pour affronter un péril encore plus grand : Skyn– euh non, la Matri– ah non, toujours pas, Ultron (voilà c’est ça !), une IA méchante parce qu’elle veut sauver le monde de son plus grand péril : l’humanité. Etonnant, non ? Lire la suite

Lucy de Luc Besson

Taiwan. Une jeune américaine discute avec ce qui semble être son petit ami devant l’entrée d’un gratte-ciel. Ce dernier lui demande d’aller remettre une mallette à un homme, présent dans l’immeuble. Elle refuse, mais son petit ami lui attache la mallette au poignet et elle se voit contrainte d’entrer dans l’immeuble. Alors qu’elle fait demander l’homme auquel la mallette est destinée, elle est témoin du meurtre de son ami. Au même moment, elle est prise en charge par le service de sécurité de l’immeuble qui l’a fait monter dans les étages. En réalisateur subtil, Luc Besson joint aux scènes autour de Lucy et de son ami, des scènes de chasses entre un félin et sa victime. Grosse mise en perceptive.

Alors qu’elle ne comprend pas un traitre mot de ce que lui dit un homme asiatique, elle est forcée à ouvrir la mallette. Cette dernière contient trois sachets de poudre bleue. La drogue est testée devant elle, un homme est tué, elle est elle-même frappée puis emmenée dans un lieu secret. Là elle subit une opération, comme deux autres personnes, et comprend à demi-mot qu’elle est devenue une mule. Libérée, elle doit se rendre à l’aéroport pour quitter le pays, mais d’autres hommes de main s’en mêlent et la pauvre Lucy se retrouve enfermée dans une cellule, après avoir été une nouvelle fois frappée. Problème, en la frappant, l’un des gardiens a ainsi percé le sac de drogue. Cette dernière se répand en elle, la transformant à jamais.

Lucy à présent a accès à plus de 10% de son cerveau (contrairement aux communs des mortels). Elle est vénère. Lire la suite

Under the Skin de Jonathan Glazer

Dès le début du film, on est prévenu : il s’ouvre sur des plans de l’Univers, de ses astres, cercles parfaits qui finissent par disparaître dans un œil humain. En fond sonore, une voix féminine qui ânonnent des sons et des mots en anglais, comme si elle tentait d’assimiler cette langue en répétant certains mots et certaines voyelles. Ce film s’annonce comme la suite de 2001.

La femme apparaît enfin à l’écran alors qu’elle s’habille en prenant les vêtements d’une morte. Un motard l’accompagne, mais il la laisse très vite seule à conduire un camion dans les rues de Glasgow. De jour comme de nuit, elle aborde des passants pour, dans un premier temps, discuter avec eux en leur demandant son chemin. Lire la suite